Où je lis Stephen KING (épisode 2/2) : « Shining »

Hôtel prestigieux niché dans les hauteurs des montagnes rocheuses, l’Overlook se retrouve chaque hiver coupé du monde une fois la neige tombée.
Jack Torrance y arrive accompagné de sa femme Wendy et de leur fils, Danny, âgé de cinq ans, pour y occuper les fonctions de gardien, chargé de veiller à la bonne conservation des lieux durant la fermeture hivernale de l’hôtel. C’est, pour lui, le boulot de la dernière chance : il s’est fait licencier de son poste de professeur, suite à ses abus d’alcoolique et tire maintenant le diable par la queue. L’Overlook devrait donc être un nouveau départ, d’autant qu’il a renoncé à l’alcool (mais la pensée de celui-ci demeure obsédante). Wendy, de son côté, espère avoir récupéré le mari qu’elle aimait et qui s’est remis à l’écriture, alors qu’elle a été à deux doigts de divorcer.
Quant à Danny, il voue un amour inconditionnel à son père (même si, dans un moment d’impatience, il lui a cassé le bras lorsqu’il avait trois ans) et, malgré son jeune âge, il s’avère hypersensible à ce que lui et Wendy ressentent. Il faut dire que, non content d’être intelligent, il possède des qualités psychiques hors du commun (il a « le Don », lui révèlera le cuisinier de l’hôtel, Hallorann, qui l’a aussi, avant de partir). Elles lui permettent de deviner, s’il le souhaite, les pensées de ceux qui l’entourent et aussi de pressentir des événements à venir.
Or, depuis que l’Overlook s’est inscrit dans le paysage familial, puisqu’ils doivent y passer plusieurs mois en vase clos, Danny fait régulièrement un terrible cauchemar …

Ma lecture de « L’Institut » m’avait donné envie de lire à nouveau Stephen King et j’ai décidé, à l’intérieur du Challenge Pavé de l’été, de me lancer un autre défi personnel : lire un-King-qui-fait-peur et plus spécifiquement « Shining », étant donné que je suis incapable de dépasser (en gros) les 15 premières minutes de son adaptation cinématographique, rien qu’avec l’ambiance, je commence à flipper (on est prié de ne pas se moquer !). Un coup d’œil aux critiques du bouquin sur Babelio m’avait laissé entendre que le roman était beaucoup plus fouillé quant à la psychologie des personnages, un babelionaute expliquait au passage que King était alcoolique au moment où il avait écrit le livre et savait donc de quoi il parlait en évoquant les problèmes de Jack Torrance.
Bref, poussée par une curiosité un peu morbide et l’envie de tester mes limites (en me disant, et je ne me trompais pas, que je supporterais mieux les descriptions sur le papier que les images me sautant au visage avant que j’aie eu le temps de détourner les yeux, avec leur cortège de musiques angoissantes), je me suis lancée.

L’auteur prend son temps pour installer le décor et surtout les personnages, effectivement très fouillés. Même si, dès le départ, l’atmosphère est tendue, on se sent dans un roman psychologique beaucoup plus que dans un thriller d’épouvante.
Progressivement cependant, les incidents se multiplient, de plus en plus inquiétants-dérangeants-dangereux. Une réalité en marge se révèle et le lecteur, angoissé, sent le piège de l’Overlook se refermer sur ses habitants et se demande ce qu’il va advenir d’eux.

Malgré le suspense croissant, j’ai lu « Shining » sans empressement : j’ai apprécié le talent de l’auteur, offrant un récit original et maîtrisé, son habileté à emprisonner le lecteur dans un huis-clos éprouvant, mais seule l’envie de savoir comment tout cela allait finir m’a poussée à aller au bout, l’histoire était trop incroyable au sens propre du terme pour moi et je me tenais toujours un peu à côté, pas assez impliquée pour être captivée.
La lecture du roman ne m’a, en tout cas, pas donné envie de tenter à nouveau de voir l’adaptation cinématographique, dont King n’est d’ailleurs pas satisfait : je pense qu’elle m’effraierait toujours autant et je préfère rester sur le ressenti et les images suscités par le roman.

Récapitulatif ici.

« Shining », Stephen KING
titre original Shining (1977)
traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Joan Bernard (1979)
éditions Le Livre de poche – 575 pages

10 commentaires sur “Où je lis Stephen KING (épisode 2/2) : « Shining »

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  1. Je n’ai pas lu le livre, mais j’ai vu le film qui m’a fait flipper comme une malade. Je n’ai jamais voulu le revoir. J’ai arrêté la lecture de Stephen King avec « Simetierre » qui m’a flanqué une trouille d’enfer. Inutile de préciser que je ne suis pas allée voir le film qui en a été tiré. En plus très raté semble-t’il.

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  2. Alors là bravo parce que comme toi (et je n’ai pas franchi le pas d’ailleurs…) j’ai toujours eu la trouille de lire un King-qui-fait-peur et me suis arrêtée à 11/22/63 (je ne me rappelle plus la date, bref l’histoire sur Kennedy). Et les films d’horreur : je ne peux pas !! Donc : bravo 🙂

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  3. J’ai revu le film dernièrement, et je n’ai pas eu peur du tout ( contrairement à la première fois, où je sursautais et agrippais le fauteuil), je l’ai trouvé vraiment daté en fait ! Et je crois bien n’avoir jamais lu l’auteur … Ce ne sera pas avec ce titre, en tout cas, vu que je connais la fin.

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