Sur mes brizées

Où il est, surtout, question de livres !


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« Et mon coeur transparent » : sous le charme d’une écriture

Est-ce parce qu’il y avait eu trop de battage médiatique au moment où Véronique Ovaldé avait obtenu le Prix du Livre France Culture-Télérama 2008  pour « Et mon cœur transparent », mais je n’avais pas été spécialement attirée par ce livre et tout ce que j’avais pu en entendre ne m’en avait, en fin de compte, pas donné une idée très claire (je comprends un peu mieux pourquoi maintenant !).

Néanmoins, lorsque j’ai aperçu l’ouvrage sur le présentoir de la bibliothèque, la curiosité l’a emporté !

Je suis donc allée m’asseoir et j’ai lu les deux premières pages.

Et là, je peux vous l’assurer, vous auriez eu du mal à m’empêcher de rapporter le bouquin chez moi, parce que c’était un cas (grave ?!) de coup de cœur pour une écriture !

Un extrait de la première page, pour que vous compreniez mieux ce soudain engouement :

« Elle avait un rire qui rebondissait, un rire qui faisait de petits sauts sur les surfaces lisses et réfléchissantes alentour. Lancelot Rubinstein s’était dit qu’il allait avoir du mal dorénavant à s’en passer. C’avait à voir avec quelque chose de chaud et de laineux. C’était ce qu’il s’était dit ce soir-là, le soir du jour de sa rencontre avec sa femme. Lancelot était un homme qui pouvait penser qu’un rire était chaud et laineux. »

Et moi je suis une lectrice qui apprécie ce genre de considération.

Voilà.

Donc j’ai été sous le charme de cette voix, une voix qui démarre ainsi l’histoire :

« La femme de Lancelot est morte cette nuit. » Lire la suite


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Roman noir, roman d’amour, roman passionnant

Pour gagner 1500 €, Léonie a accepté de tester une nouvelle molécule, dans le plus grand secret, durant quatre jours. Effet indésirable : tendance à la schizophrénie. Du coup, Léonie a l’impression d’être possédée, avec cette drôle de voix qu’elle entend en elle. Mais comment survivre autrement, quand on vient d’échapper, comme elle, à ses tortionnaires et qu’on se retrouve seule dans Paris, sans un sou ? A huit ans, Léonie a en effet quitté son Libéria natal, vendue par ses parents à un couple qui, depuis, l’a séquestrée pendant douze ans et exploitée sexuellement.

Cyrian, beau jeune homme d’excellente (et très riche) famille, poursuit sa scolarité dans une grande école réputée, l’EESS. Mais son rêve est d’être accepté dans la « Confrérie des Titans », organisation secrète dont l’influence s’étend internationalement sur toutes les sphères du pouvoir. Johannes, son mentor, lui demande, entre autres gages de sa détermination, de lui offrir, pour un soir, sa petite amie, Aurelle.

Edmé, policier à la Crim’, la cinquantaine, revenu de tout, doit faire équipe avec Sylvaine, sa collègue, sur une sinistre affaire de cadavres mutilés retrouvés sur l’île aux loups, près de Paris.

Trois personnages, trois histoires d’abord indépendantes mais qui vont finir par se croiser, dans un roman noir mais où il est aussi question d’âmes transportées et d’âmes qui se trouvent. Lire la suite