« Personne n’a peur des gens qui sourient », Véronique Ovaldé

Un matin, Gloria embarque ses deux filles et son Beretta et prend la route. Elle quitte leur appartement méditerranéen pour se réfugier dans une vieille maison de famille en Alsace, dont elle pense n’avoir jamais parlé à quiconque. Que fuit-elle ?

La réponse à cette question se fera jour au travers de la chronique croisée de la vie du trio sur place et de ce qui l’a précédée, la jeunesse de Gloria puis sa rencontre avec Samuel, le père des filles, disparu depuis. Elle a, bien sûr, son importance, mais ce qui m’a avant tout séduite dans ce récit c’est l’écriture virevoltante de l’auteur : elle multiplie les incises où elle intervient, piquetant ainsi la narration de remarques mi amusées mi sagaces sur ce qui se joue et les acteurs de l’histoire. Le récit possède ainsi un ton bien à lui, fantaisie papillonnante effleurant avec grâce les choses les plus graves. Lectrice séduite, je l’ai lu avec bonheur, j’ai été surprise par ce qu’au final il m’a révélée et ses dernières pages m’ont laissée songeuse : à coup sûr, Gloria est un personnage de roman si loin-si proche que je n’oublierai pas de sitôt !

« Personne n’a peur des gens qui sourient », Véronique Ovaldé
Editions Flammarion (268 p)
Paru en février 2019

11 commentaires sur “« Personne n’a peur des gens qui sourient », Véronique Ovaldé

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    1. Ils en ont parlé tellement rapidement (et pour ne pas en dire grand chose) que j’ai eu du mal à repérer le passage sur le site de l’émission !
      Pour moi, de n’est pas un « grand » roman (comme « L’art de perdre », par exemple), mais c’est un bon roman, dont le ton m’a (un peu) fait penser à Amélie Nothomb ou Foenkinos (pour « La délicatesse »).

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  1. Je viens de le terminer et je n’ai vraiment pas aimé ! Les interventions de l’auteure le long du récit m’ont agacée. Dénouement que j’ai trouvé ridicule ! D’habitude, Brize, je suis sur la même longueur d’onde quant à tes choix mais là pas du tout ☺

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    1. Eeeh oui, fallait bien que ça arrive 🙂 ! Ces interventions de l’auteur, ça passe ou ça casse : moi, j’ai adoré, tout le contraire de toi. Quant à la fin, pourquoi pas : de toute façon, je n’ai pas cherché le vraisemblable dans ce roman, j’ai aimé sa petite musique particulière.

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