Sur mes brizées

Où il est, surtout, question de livres !

« Il y a un robot dans le jardin », Deborah INSTALL

13 Commentaires

robot-dans-le-jardinUn beau matin, Ben découvre un petit robot dans son jardin. Pas un de ces androïdes spécialisés dans diverses tâches domestiques dont les foyers se sont équipés, non, un petit robot d’un mètre trente, qui semble avoir été construit à la va-vite avec tout ce qui serait tombé sous la main de son concepteur. Comment a-t-il atterri là ? Le robot, en mesure de s’exprimer de manière rudimentaire, s’avère incapable de répondre à cette question.
Ben se prend d’affection pour l’attachante petite créature, mais son épouse, Amy, ne l’entend pas de cette oreille et veut qu’il s’en débarrasse. Pour elle, il est la goutte d’eau qui fait déborder le vase : elle n’en peut plus de Ben, trente-quatre ans et incapable de se prendre en main, son aisance financière (héritage des parents) lui permettant de faire du sur place, alors qu’elle-même travaille et réussit dans sa carrière d’avocate.
Amy quitte donc Ben, lequel décide soudain, parce qu’il a découvert que Tang, c’est le nom du robot, ne vivra plus longtemps s’il n’est pas réparé, de partir avec lui à la recherche de son mystérieux créateur.
Voilà donc nos deux héros embarqués pour un long périple par-delà les mers, qui va non seulement les rapprocher mais permettre à Ben d’avancer dans sa propre vie …

Si j’ai bien accroché au départ, car le ton est tonique et réjouissant, rien à dire du côté du style, c’est réussi, j’ai dû au bout d’un moment aller relire le billet enthousiaste de Lune, chez qui j’avais repéré le roman, pour me remotiver et poursuivre ma lecture. Je m’y ennuyais en effet un peu, j’attendais plus au niveau du rythme et des péripéties proprement dites, peut-être aussi que je m’étais imaginé autre chose, davantage SF que mignon (ce qui ne signifie pas manquant d’intelligence, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit).

Ce léger passage à vide franchi, j’ai néanmoins continué sans déplaisir à découvrir les aventures de Ben et de celui qui, sous son allure de robot, ressemble en réalité fort dans son comportement à un petit garçon (et pour Ben qui ne voulait pas d’enfant, voilà qui est intéressant). Il y a certaines choses bien vues et qui peuvent gentiment ou malicieusement donner à réfléchir, au fil du parcours de Ben et Tang. Une jolie histoire, pleine de tendresse, du genre de celles qu’on verrait volontiers adaptées par les studios Disney, d’ailleurs vous pouvez la partager avec votre progéniture.

J'ai bien aimé !« Il y a un robot dans le jardin », Deborah INSTALL
Titre original A Robot in the Garden (2015)
Traduit de l’anglais par Sarah Gourgon
Super 8 éditions (352 p)
Paru en janvier 2017
Lu en numérique via NetGalley

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13 réflexions sur “« Il y a un robot dans le jardin », Deborah INSTALL

  1. j’imagine bien la jeune génération lire ce roman mais pour moi je vais laisser ce gentil robot continuer son chemin sans moi.

  2. C’est bien mignon tout ça, mais je vais passer sans m’arrêter 😉

  3. c’est dédié à la jeunesse ou non? J’ai beau vouloir m’ouvrir à la SF, je tique quand je lis titre et résumé… mais bon, je vais m’ouvrir, je vais m’ouvrir… :))

    • C’est un roman racontant l’histoire d’un adulte et il n’est pas estampillé jeunesse, mais je pense que c’est une lecture qu’on peut partager avec son enfant adolescent, en tout cas je l’aurais fait pour ma part,

  4. A lire quand on a besoin de se remonter le moral donc ? ^^

    • C’est un roman détente (bon, je ne sais pas s’il irait jusqu’à remonter le moral, faudrait pas que le moral soit trop bas, quand même ^^ !).

  5. C’est un excellent livre, un livre qui fait du bien, plein de malice.
    Une bonne lecture détente, bonne humeur dans ce monde morose.

  6. En voilà un livre intéressant mais j’avoue que ton billet m’effraie un peu, j’en ai assez des livres qui ont des longueurs.

    • J’ai trouvé qu’il manquait de rythme, au moins dans sa première partie, mais ce n’est pas le cas de tous ceux qui l’ont lu, c’est une impression personnelle.

  7. Damned, il est dans mon stock (et je l’avais oublié) et ton billet ne me donne pas envie de me précipiter dessus, surtout qu’en ce moment, j’ai besoin qu’on m’accroche bien… sinon j’abandonne ma lecture.

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