« The Girl With All The Gifts » (« Celle qui a tous les dons »), M.R. CAREY

The_Girl_with_All_the_GiftsTous les matins, on vient chercher Mélanie dans sa cellule. Deux gardes la sanglent dans un fauteuil roulant, la petite fille plaisante en disant qu’elle ne va pas les mordre.
Elle et ses condisciples, toujours attachés à leurs fauteuils, sont conduits dans une salle de classe où des professeurs leur font cours. Helen Justineau, entre autres, qui sait si bien leur raconter les contes et légendes et aussi les saisons là-bas, dehors …

J’avais été sacrément intriguée par ce bouquin, à sa parution, lorsque je l’avais aperçu en librairie, avec une présentation de l’éditeur (L’Atalante pour la traduction française) pour le moins sibylline.
Renseignements pris, j’avais mieux compris de quoi il s’agissait… (et si vous ne voulez absolument pas le savoir, il ne faut pas continuer à me lire). Mais cela ne m’a pas empêchée, la curiosité et l’envie de lire un texte en VO aidant, de sauter le pas et de me plonger dans ce roman.

Pour ce qui est du niveau de langue, j’avoue que je me suis un peu fait avoir, car si les 100 premières pages étaient tout ce qu’il y a de plus accessibles, puisque c’est Mélanie qui s’y exprime, la suite s’est avérée d’un registre un peu plus soutenu. Qu’importe ! Cela m’a permis de mettre à distance un récit qui, après cette partie se déroulant uniquement dans le centre où vit Mélanie, se transforme en un road trip bien moins étonnant (il s’avère que le début du roman était une novella, que l’auteur a ensuite développée). On y retrouve en effet (enfin d’après ce que j’en sais, car ce n’est absolument pas ma tasse de thé) tous les codes du roman mettant en scène des morts-vivants (et je pense que mieux vaut être prévenu avant de s’embarquer), dans un environnement post-apocalyptique faisant suite à une épidémie présentée de manière si scientifique qu’elle a l’air vraisemblable (beurk !).

Malgré tout, et parce que l’étude de la très attachante personnalité de Mélanie ne manquait pas de mordant, j’ai poursuivi l’incursion (d’autant que, je le souligne à nouveau, quelques carences en vocabulaire m’ont évité de goûter comme ils le méritaient certains passages guère appétissants …) : j’étais curieuse de voir où l’auteur allait nous mener, au terme de moult péripéties qui m’interdisaient, d’un rebondissement à l’autre, de lâcher l’affaire.
La fin, surprenante et originale, s’est avérée à la hauteur ! Donc, étonnamment (car pour être très claire, je déteste les histoires de morts-vivants, au point d’être incapable de lire la BD « Walking Dead » ou de regarder la série qui en a été tirée, je ne supporte pas ce que je vois, que voulez-vous je suis une petite nature), j’ai bien aimé.

A noter que le film va faire l’objet d’une adaptation cinématographique (que je n’irai pas voir, faut pas pousser non plus !).

J'ai bien aimé !« The Girl With All The Gifts », M.R. CAREY
Editions Orbit (416 p)
Paru en 2014

Lu en VO et en numérique

Les avis de : Chiffonnette, BlackWolf, Cornwall, Lune, Cuné, Mrs FiggArieste

11 commentaires sur “« The Girl With All The Gifts » (« Celle qui a tous les dons »), M.R. CAREY

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    1. Tu m’as fait ricaner quand je t’ai lue ! (en fait, t’as même pas peur parce que t’y crois pas, hein ?!) (j’y crois pas non plus, mais ça me dégoûte trop et oui, ça me fout la trouille !)

  1. « Mélanie ne manquait pas de mordant » : hihi !
    Pour ma part, il y avait plein de bonnes idées dans ce roman (et la fin est réellement surprenante) mais je n’ai pas accrochée aux personnages (même Mélanie dont on reste à distance, je trouve). Pourtant, j’adore les histoire de zombies qui fichent la trouille …

    1. Ah ! Enfin quelqu’un qui apprécie mon magnifique jeu de mots : merci Mrs Figg 🙂 !
      Et je viens d’ajouter un lien vers ton billet, qui m’avait échappé.
      Pour Mélanie, j’ai ressenti de l’empathie pour elle (même si elle y va fort, à la fin, mais on peut comprendre), cette petite fille prise au piège dans une situation impossible …

  2. Ahahaa! Pour une fois que des lacunes en vocabulaire sont un bon point… 😉 Je ne suis pas fana des histoires de morts-vivants non plus, du coup, même si tu as aimé, je ne suis pas sûre de m’y lancer. Sauf si, bien sûr, il m’attaque au détour d’une rangée à la bibliothèque!

    1. Ah ! Ah ! Je l’imagine très bien, ce livre affamé !
      Et c’est vrai que, pour une fois, j’étais bien contente que le vocabulaire ne soit pas parfaitement OK pour moi : j’en comprenais bien assez comme ça !

    1. Les 100 premières pages valent le détour, après c’est moins original mais il y a du suspense et, si tu n’es pas réfractaire aux morts-vivants, ça a de grandes chances de te plaire (c’est un roman qui rencontre beaucoup de succès).

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