« La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert », Joël DICKER

La Vérité sur l'Affaire Harry QuebertNew York, début 2008.
Marcus Goldman, jeune écrivain américain qui a connu le succès avec son premier roman, s’embourbe dans les marécages de la page blanche quand il s’agit d’écrire le deuxième. Son éditeur le presse de produire le livre promis par contrat et le menace, s’il n’y parvient pas, de lourdes sanctions financières qui le ruineraient. En pleine déroute, Goldman se réfugie pour quelques semaines chez le célèbre écrivain Harry Quebert, son ancien professeur d’université et mentor, dans une vaste et paisible maison située sur la côte du New Hampshire, à Aurora, où il espère retrouver l’inspiration.
Quelques mois plus tard, alors qu’il n’a pas progressé d’un poil quant à l’écriture de son nouveau roman, Marcus apprend que Harry Quebert vient d’être incarcéré : on a retrouvé, enterré dans sa propriété, le corps de Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans mystérieusement disparue trente-trois ans auparavant.
Convaincu de l’innocence de son vieil ami, Goldman se précipite à Aurora. Sur place, il décide de mener lui-même l’enquête tandis que son éditeur, flairant le gros coup médiatique, essaie de le persuader de consacrer son prochain livre à ses investigations…

Voilà un sacrément bon page-turner, qui m’a fait me coucher à une heure fort avancée de la nuit (mais c’est qu’il y a un paquet de pages, même si elles défilent vite), ce qui ne m’était pas arrivé depuis un bail !

J’ai beaucoup aimé le début du roman, à la fois pour les paysages maritimes du New Hampshire (avec la maison de Harry Quebert, qui fait rêver) et pour le retour en arrière sur la jeunesse du héros et la manière pour le moins originale dont il s’est forgé.
Une fois l’enquête proprement dite commencée, j’ai marché à fond comme dans un polar et pour moi c’en est un, qui joue aussi au passage avec l’objet littéraire (quelques considérations pas originales mais piquantes sur le livre dans les médias + une habile mise en abyme). Le récit est particulièrement bien construit : Joël Dicker sait raconter, nous intriguer, nous laisser croire que… et puis non, et ça fait plaisir de se laisser emporter par une histoire qui se tient de bout en bout (on pourrait sans doute chipoter sur quelques points, un caractère trop appuyé par ci, un élément discutable par-là, mais je n’en ai pas envie). L’écriture n’a rien de remarquable, ce qui n’est pas gênant (excepté pour les extraits épistolaires du chef d’œuvre ayant assis la réputation de Harry Quebert… pas du tout à la hauteur), en tout cas cela ne m’a pas empêchée de dévorer le bouquin.

Une lecture-divertissement (et, à mon sens, ni plus, ni moins) que j’ai appréciée !

J'ai bien aimé !« La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert », Joël DICKERChallenge A Tous Prix
Editions de Fallois/ L’Age d’Homme (663 p)
Paru en août 2012
Prix Goncourt des lycéens
Grand Prix du roman de l’Académie française

Les avis de : Valérie, Voyelle et Consonne, Aifelle, Theoma… et bien d’autres (pas tous élogieux car ce roman ne fait pas l’unanimité) chez Babelio.

41 commentaires sur “« La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert », Joël DICKER

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    1. e pour « snober » un livre ? Être snob (sine nobile sans noblesse) c’est paraître devant les autres, mais devant un livre on est seul, alors le lecteur a tous les droits, même celui de sauter des passages entiers, ou de commencer par la fin, ou encore de ne pas le terminer. En revanche l’auteur a le devoir de faire le mieux qu’il peut et ce n’est pas facile tous les jours !…

  1. Il est à la bibli, je n’en attendrai qu’un divertissement et comme cela je risque de bien aimer, tout comme toi! Pourquoi se compliquer la vie, hein?

  2. Le côté mise en abime du travail de l’écriture au milieu d’un polar m’intéresse beaucoup alors forcément, je suis terriblement tentée. Je vais tout de même essayer de tenir jusqu’à sa sortie en poche, mais c’est pas pour tout de suite 😦 Il va falloir être forte 🙂

    1. Ou bien tenter ta chance en bibliothèque, comme je l’ai fait (mais je guettais son apparition dans le catalogue (tardive : ici, les nouveautés du mois d’août arrivent souvent en fin d’année sur les rayonnages 😦 !) et je me suis inscrite tout de suite dans la liste des réservations (qui, depuis, s’est pas mal allongée !).

    1. Oui ! Sans doute pas indispensable… mais ça m’a permis de satisfaire ma curiosité (et on ne trouve pas tous les jours un bouquin qui nous accroche bien).

    1. Oui, c’est ce que je ne sais plus qui a dit à son sujet et il avait raison (et quand il paraîtra en poche, il fera un très bon pavé de l’été !).

  3. J’en suis à la moitié et je partage pour le moment ton avis. Je lis avec plaisir malgré les quelques bémols dont le « chef d’oeuvre » de Quebert pas à la hauteur et le personnage de Nola qui m’irrite au plus au point… Allez j’y retourne!

  4. C’est une bonne lecture de plage, le hic c’est de l’avoir placé trop haut. Le côté page-turner est efficace, l’aspect fabrication d’un livre aussi. Pour le reste … mais c’est curieux ce qui se passe autour de ce bouquin, les commentaires continuent à arriver chez moi, comme si c’était un livre important !! Pour la première fois, je me suis récoltée des commentaires acerbes (savais-tu que j’étais « la grande prêtresse de la critique littéraire ???).

    1. Comment, tu n’es pas « La grande prêtresse de la critique littéraire » ?!!! Mais j’suis déçue, moi !
      Blague à part, j’ai vu les commentaires chez toi : allez, on va dire que c’est bien de voir la littérature continuer à susciter autant de réactions 😉 !

  5. Une simple lecture-divertissement, ça m’irait tout à fait bien en ce moment mais j’attends patiemment mon tour à la bibliothèque. Je ne veux pas l’acheter!

    1. Dans le genre roman à suspense avec une enquête sur le passé, j’ai préféré « Les lieux sombres », qui m’a marquée durablement (ce qui ne sera pas le cas de celui-ci, je le constate déjà). Et je ne chercherai pas à te convaincre car, pour moi, cette lecture n’est pas indispensable.

    1. On pourra en reparler par téléphone : je me souviens que tu avais évoqué un personnage qui t’avait gênée, mais je ne voulais pas en savoir davantage à ce moment-là car je ne l’avais pas lu.

  6. Bref un bouquin qui fait passer un très bon moment, même si son style n’est pas remarquable, ce n’est déjà pas si mal, je trouve… (d’ailleurs, si l’histoire est si bien ficelée que ça, aurait-on fait la fine bouche sur le style s’il n’avait pas reçu le Goncourt, hein ?… Cogitum !) 🙂

    1. Bonne question !
      Mais, du coup, je suis allée regarder la liste des titres qui avaient obtenu ce Prix depuis sa création et c’est assez intéressant, tu verras : il y a des romans dont je n’avais jamais entendu parler à côté d’autres qui sont restés en mémoire voire, pour certains (rares, quand même), devenus des classiques (« Terre des hommes« , « Vendredi ou les limbes du Pacifique« …), bref , ça fait réfléchir (ou ça laisse rêveur, c’est tout comme…).

    1. J’ai eu la chance de pouvoir l’emprunter à la bibliothèque (je guettais son arrivée dans le catalogue et j’ai dû faire partie des premières à le réserver).

  7. Merci Brize, ce titre m’est revenu en tête lorsque que tu as mentionné sa sortie en poche lors de challenge des Pavés de l’été. Et oui c’est un polar très bien construit qui se lit d’une traite. Bref un bon divertissement.

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