RECAPITULATIF CHALLENGE PAVE DE L’ETE 2018

Les inscriptions au Challenge Pavé de l’été sont closes. Vous pouvez en retrouver le règlement ici.

La liste des participants figure ci-dessous.

Le lien vers votre billet (ou votre critique du pavé lu, pour les non blogueurs) est à déposer dans les commentaires de cette page.

Je mettrai régulièrement à jour le présent récapitulatif.

 

Acr0 : La trilogie des Héritiers, Katherine KURTZ ; Le Livre des Radieux, tome 1 et tome 2, Brandon SANDERSON ; Les enfants de la Terre et du Ciel, Guy Gavriel KAY
Aifelle : Les vivants et les ombres, Diane MEUR ; Les fantômes du vieux pays, Nathan HILL
Alys : Gagner la guerre, Jean-Philippe JAWORSKI ; La Pierre et le Sabre, Eiji YOSHIKAWA ; Le collier de la reine, Alexandre DUMAS ; Les enfants du capitaine Grant, Jules VERNE
Anne : L’appel du coucou, Robert GALBRAITH ; Bäckström épisode 1 Linda, G.W PERSSON
A propos de livres : La disparition de Stéphanie Mailer, Joël DICKER ; N’éteins pas la lumière, Bernard MINIER
Ariane
Athalie : L’art de la vie, Karitas, Livre 2, Kristin Marja BALDURSTOTTIR
Belette2911 : L’enfant de poussière, P.K DEWNDEY ; L’affaire Mina Marten – Sherlock Holmes contre Conan Doyle, Bob GARCIA
Blamblinou
Brize : Islanova, Jérôme CAMUT et Nathalie HUG ; Maîtresse de l’Empire, Raymond E. FEIST et Janny WURTS ;  Loup et les hommes, Emmanuelle PIROTTE
Célindanaé : L’enfant de poussière, P.K DEWNDEY
Céline : 4321, Paul AUSTER
Dame de Pique
Dasola : Les luminaires, Eleanor CATTON
Delphine-Olympe : Les enfants de Venise, Luca DI FULVIO
Dominique : Les déracinés, Catherine BARDON (1)
Emma : N’éteins pas la lumière, Bernard MINIER ; W3 – Le calice jusqu’à la lie, Nathalie HUG et Jérôme CAMUT ; Un homme de tempérament, David LODGE ; Les apparences, Gillian FLYNN ; Le gang des rêves, Luca DI FULVIO
Enna : Les fantômes du vieux pays, Nathan HILL
Eva
FondantGrignote : Rien n’est trop beau, Rona JAFFE ; Le fils, Philip MEYER
Icath : L’enfant du lac, Kate MORTON ; Le médecin d’Ispahan, Noah GORDON ; La cathédrale de la mer, Ildefonso FALCONES ; Angélique Marquise des anges (volume regroupant les tomes 1 à 4 – éditions L’Archipel), Anne GOLON ; Les Misérables – tome 1, Victor HUGO ; La mémoire est une chienne indocile, Elliot PERLMAN ; Les cavaliers, Joseph KESSEL ; Les fantômes du vieux pays, Nathan HILL ; Maine, J.COURTNEY SULLIVAN ; Les Pardaillan, Michel ZEVACO
Ingannmic : Les disparus, Daniel MENDELSOHN ; Ada ou l’Ardeur, Vladimir NABOKOV ; Breaking News, Franck SCHATZING ; A la guerre comme à la guerre ! , Aleksandar GATALICA ; Me voici, Jonathan SAFRAN FOER
Jérôme : Brasier noir, Greg ILES
Joce Forest
Jostein
Kathel : Nos premiers jours, Jane SMILEY ; La couleur des sentiments, Kathryn STOCKETT; L’effet papillon, Jussi ADLER-OLSEN
Keisha : 4321, Paul AUSTER ; Les futurs mystères de Paris, Roland C. WAGNER ; Les déracinés, Catherine BARDON
Killing 79 : Les soleil des rebelles, Luca DI FULVIO ; Le labyrinthe des esprits, Carlos Ruiz ZAFON
KP16
Krol : Les fantômes du vieux pays, Nathan HILL ; 4 3 2 1, Paul AUSTER ; N’essuie jamais de larmes sans gants, Jonas GARDELL
La Geekosophe : La disparition de Stéphanie Mailer, Joël DICKER ; L’Empire du Léopard, Emmanuel CHASTELLIERE ; Americanah, Chimamanda NGOZI ADICHIE ; Mascarade, Ray CELESTIN ; La cité, Stella GEMMELL
Laurence : Le club des incorrigibles optimistes, Jean-Michel GUENASSIA ; Les rois maudits, Maurice DRUON (1)
Le livre d’après : Le soleil des rebelles, Luca DI FULVIO ; Les mystères de Lisbonne, Camilo CASTELO BRANCO
Lhisbei
Lilly : Jane Eyre, Charlotte BRONTE ; Le comte de Monte-Cristo, Alexandre DUMAS ; L’échelle de Jacob, Ludmilla OULITSKAIA ; Americanah, Chimamanda NGOZI ADICHIE ; Les fantômes du vieux pays, Nathan HILL ; Une place à prendre, J.K ROWLING
L’or rouge
Lutin82 : Tigane, Guy GAVRIEL KAY ; Harry Potter et la coupe de feu, J.K ROWLING
Manika : Avec toutes nos amitiés, Cathy KELLY
Mara : Le pays du nuage blancLe chant des espritsLe cri de la terreLes rives de la terre lointaine, Sarah LARK ; Le destin de l’Assassin, Robin HOBB ; Le Quatrième Ordre – Livre IV – Résistances, Mathieu VALENTIN ; Chroniques d’Avonlea, Lucy Maud MONTGOMERY
Marilyne : Six Quatre, Hidéo YOKOYAMA
Martine (Lectures et plus …) : Histoire des Beati Paoli – tome 3, Luigi Natoli CORIOLANO
Merquin 
Mes échappées livresques
Michel Quedeverbes
Mimipinson : Le temps où nous chantions, Richard POWERS ; Les déracinés, Catherine BARDON
Mireille
Noukette
Papillon
Passion de lecteur (Olivier Bihl)
Patrice : Les enfants Jéromine, Ernst WIECHERT
Praline : Femmes qui courent avec les loups, Clarissa PINKOLA ESTES ; Terremer, Ursula LE GUIN ; Œuvres, Svetlana ALEXIEVITCH ; La vie mode d’emploi, Georges PEREC
Sandrine (SD49) : La disparition de Stéphanie Mailer, Joël DICKER ; La sorcière, Camilla LACKBERG
Sandrion : 22/11/63, Stephen KING ; Le jardin des secrets, Kate MORTON
Sylire
Tigger Lilly : Nouvelles complètes volume 1 (1956 – 1962), J.G. BALLARD
Tiphanie : Middlemarch, George ELIOT
Titou : Initiée, Laetitia DANAE (roman lu en SP de 625 pages mais publié ensuite en 512 pages)
Tom Left : Jonathan Strange & Mr Norrel, Susanna Clarke (1)
Valentyne : La chute des géants, L’hiver du monde, Aux portes de l’éternité, Ken FOLLETT
Valérie : La serpe, Philippe JAENADA
Vert : Le nom du vent, Patrick ROTHFUSS
Violette : L’équilibre du monde, Rohinton MISTRY
Wakanda
Yogo : [anatèm], Neal STEPHENSON
Yuki no tsuru : Belle du Seigneur, Albert COHEN
22anjelica

(1) Les avis des non blogueurs

Dominique :
Les déracinés, Catherine BARDON
(édition Les Escales)
Le billet de Brize m’avait donné fort envie de lire l’histoire d’Almah et Wilhem, un couple de jeunes juifs autrichiens.
Il ne fait pas bon de vivre à Vienne en 1932. Devant la montée de l’antisémitisme, le couple décide de fuir l’Autriche pour les Etats-Unis rejoindre la soeur de Wilhem.
Malheureusement, le président américain Roosevelt en a décidé autrement et a passé un accord avec Trujillo, chef suprême de la république dominicaine. Ce dernier veut redorer son blason (il a fait massacrer des Haïtiens) et surtout accorder l’asile à des colons prêts à faire fructifier l’île.
C’est ainsi qu’Almah et Wilhem avec d’autres (Allemands et Autrichiens) vont construire une nouvelle communauté qui dans un premier temps prendra modèle du kibboutz israélien avec quelques aménagements.
Au départ, j’ai été prise par ce long et éprouvant périple de ce jeune couple jusqu’à l’île. J’ignorais complètement ces faits et c’est qui m’a plu principalement dans cette lecture : petite et grande histoire entremêlées.
Aux 3/4 du roman, j’ai commencé à m’ennuyer.
D’abord le personnage d’Almah me parait beaucoup trop parfait.
Et le récit aurait pu s’arrêter 100 pages plus tôt car le dénouement ressemble à celui d’un Harlequin…
En résumé : chouette lecture où on apprend des choses avec , pour moi, des petits bémols !

Tom Left :
Jonathan Strange & Mr Norrel,  Susanna Clarke
Véritable best-seller mondial, récompensé en 2005 par les prix Locus, Hugo et World Fantasy du meilleur premier roman et encensé par la presse, « Jonathan Strange & Mr Norrell » avait attisé depuis longtemps ma curiosité. Cette uchronie nous plonge au cœur de la société anglaise du XIXème siècle, en pleine guerre napoléonienne, où deux magiciens, Mr Norrell et Jonathan Strange, vont restaurer la magie en Angleterre avant de devenir rivaux et prendre des chemins différents qui les mèneront vers les recoins les plus sombres de leur art.

Il est difficile de parler de l’histoire sans trop en dire tellement la trame de fond paraît simple, mais en revanche, le contenu est si dense que ce roman de 1 150 pages ne nous ennuie jamais et nous étonne à chaque révélation. Susanna Clarke mélange les genres et nous emporte dans un récit où se mêlent le fantastique d’Edgar Poe, le souffle romanesque de Maupassant (désolé Jane Austen, je ne suis qu’un franchouillard qui n’a pas encore lu vos œuvres) et le pouvoir d’immersion des romans historiques. Elle crée une ambiance étrange en introduisant, au sein d’un univers réaliste, cette pratique magique particulière qui, au fil du récit, devient familière et presque anodine pour le lecteur.

Si l’histoire, particulièrement riche, fait déjà beaucoup dans ce pavé littéraire, le monde que l’auteure dépeint au sein de ces nombreuses pages regorge de détails. Outre l’inspiration des contes celtiques et la légende omniprésente du Roi Corbeau, le livre est ponctué de (trop) nombreuses notes de bas de page (qui prennent parfois la page entière) offrant au lecteur l’opportunité de découvrir moult anecdotes, règles et légendes citées par les protagonistes. Si elles sont très intéressantes, il faut tout de même avouer que l’abondance de ces celles-ci peut-être rebutante pour certains et nous sortir un peu trop du récit.

Enfin, si ce roman d’aventure fantastique nous tient en haleine d’un bout à l’autre, c’est également grâce à l’ensemble de ses personnages. Si Strange et Norrell tiennent le devant de la scène et évoluent comme les deux faces d’une même pièce, les nombreux personnages secondaires sont tous plus intéressants les uns que les autres et avancent, eux aussi, souvent par deux, comme pour toujours exposer deux points de vue différents d’une situation — sans pour autant tomber dans le manichéisme.

En somme, « Jonathan Strange & Mr Norrell » est une véritable perle, une lecture indispensable, qui mélange brillamment les influences. Dix ans de dur labeur pour son auteure qui aboutissent à l’un des meilleurs romans contemporains du genre !

Laurence :
Le club des incorrigibles optimistes, Jean-Michel GUENASSIA (730 pages en poche)
Dans ce pavé, les « petites » histoires se mêlent et s’entremêlent à la grande histoire. Au début du roman, on fait connaissance avec Michel et sa famille. Avec cet adolescent dont on suit ensuite l’évolution au fil des années, nous voici plongés au cœur des années 60. Les faits historiques de cette période forment la toile de fond du roman (guerre d’Algérie, place du communisme en France, la construction du mur de Berlin, l’exécution des Rosenberg, le passage de Noureev à l’Ouest…), on croise des intellectuels, écrivains et artistes de l’époque (entre autres Sartre et Kessel,…), on assiste à des évolutions de la société et surtout, on fait la connaissance de réfugiés des Pays de l’Est qui fréquentent le « club ». Certains ont fui le régime communiste de leur pays, d’autres restent communistes, d’où des heurts violents entre eux. L’optimisme n’exclut pas la rancoeur, loin de là…
Le style d’écriture est très vivant grâce aux dialogues. C’est un pavé, mais, en compagnie de tous ses personnages (ils sont nombreux, mais on ne s’y perd pas pour autant), je n’ai pas vu le temps passer. Je comprends que ce livre ait remporté le prix Goncourt des lycéens !

Les rois maudits, Maurice DRUON (livre lu dans une édition France Loisirs réunissant les sept tomes, soit au total 1570 pages (hors répertoire des personnages !) ).
Je ne me risquerai pas à essayer de résumer un tel pavé ! Ce roman historique, enrichi par des notes historiques très instructives, nous ramène au temps de Philippe le Bel et débute avec la lutte entre ce roi et les templiers. Le grand-maître, sur le bûcher, crie « Pape Clément ! Chevalier Guillaume ! Roi Philippe ! (…) Maudits ! Maudits ! Tous maudits jusqu’à la treizième génération de vos races « . Après cette malédiction, l’auteur fait dire à Philippe le Bel : « j’ai commis une erreur. (…) J’aurais du leur faire arracher la langue avant de les brûler. »
Le ton est donné ! Ce roman nous plonge au cœur du royaume de France, dans les secrets de famille, les complots, les trahisons, la politique. Il dépeint un Moyen-Age où la violence, légale ou non, en période de guerre ou non, est très présente. Dans le premier tome (« le Roi de Fer »), Philippe le Bel est le personnage central, après l’anéantissement des templiers, on se retrouve au milieu du scandale dit de la Tour de Nesle : ses belles-filles trompent leur mari avec des jeunes chevaliers dont la fin horrible est décrite avec moult détails (d’autres scènes de tortures et d’exécution sont décrites dans le roman). Philippe le Bel cède sa place dans les tomes suivants à ses enfants (3 garçons et une fille, Isabelle), puis à d’autres successeurs chez qui on ne retrouve pas son caractère fort.
NB : Les fils de Philippe le Bel n’ayant pas d’héritier mâle, la couronne de France ira à la branche issue du frère cadet de Philippe le Bel, c’est-à-dire à la maison des Valois. Le fils d’Isabelle, petit-fils de Philippe le Bel, donc héritier, lui, en ligne directe de la couronne de France, revendiquera le trône, ce qui déclenchera la Guerre de Cent ans.
Un personnage traverse quasiment tout le roman, Robert d’Artois, personnage haut en couleurs, à l’appétit sans limites (y compris pour les femmes), à la morale très élastique, en conflit perpétuel avec sa tante Mahaut. J’ai appris grâce à ce roman qu’il est enterré à la cathédrale Saint-Paul à Londres.
Fils rouges de ces pages parsemées de considérations sur la morale, le pouvoir et les responsabilités données par le pouvoir : les conflits entre rois de France et papes, les rapports entre le roi et les banquiers lombards, l’influence de ces derniers sur la politique du royaume.
Au fil des pages tournées, j’ai eu peu à peu l’impression de maîtriser l’arbre généalogique des rois capétiens, puis valois. Etant donné que cette maîtrise va sûrement s’estomper, je me donne d’ores et déjà l’autorisation de relire ce pavé …
Pour prolonger cette excellente lecture, il me reste à regarder la série télévisée avec Jean Piat qui vient de nous quitter et qui restera Robert d’Artois dans la mémoire de beaucoup.

245 commentaires sur “RECAPITULATIF CHALLENGE PAVE DE L’ETE 2018

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    1. J’ai relu le roman il y a quelques années (en Pavé de l’été) et, comme toi, j’avais beaucoup apprécié ! (et je t’admire avec la version audio, parce que ça devait faire un paquet d’heures !)

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  1. « Les déracinés » de Catherine Bardon édition Les Escales.

    Le billet de Brize m’avait donné fort envie de lire l’histoire d’Almah et Wilhem, un couple de jeunes juifs autrichiens.
    Il ne fait pas bon de vivre à Vienne en 1932. Devant la montée de l’antisémitisme, le couple décide de fuir l’Autriche pour les Etats-Unis rejoindre la soeur de Wilhem.
    Malheureusement, le président américain Roosevelt en a décidé autrement et a passé un accord avec Trujillo, chef suprême de la république dominicaine. Ce dernier veut redorer son blason (il a fait massacrer des Haïtiens) et surtout accorder l’asile à des colons prêts à faire fructifier l’île.
    C’est ainsi qu’Almah et Wilhem avec d’autres (Allemands et Autrichiens) vont construire une nouvelle communauté qui dans un premier temps prendra modèle du kibboutz israélien avec quelques aménagements.

    Au départ, j’ai été prise par ce long et éprouvant périple de ce jeune couple jusqu’à l’île. J’ignorais complètement ces faits et c’est qui m’a plu principalement dans cette lecture : petite et grande histoire entremêlées.
    Aux 3/4 du roman, j’ai commencé à m’ennuyer.
    D’abord le personnage d’Almah me parait beaucoup trop parfait.
    Et le récit aurait pu s’arrêter 100 pages plus tôt car le dénouement ressemble à celui d’un Harlequin…

    En résumé : chouette lecture où on apprend des choses avec , pour moi, des petits bémols !

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    1. Ah ben non, la fin en mode Harlequin, je ne suis pas d’accord, moi (en même temps, j’en lis pas, des Harlequin … et je suis sûre que toi non plus, donc tu t’avances beaucoup, là ^^ !) ! – ATTENTION SPOILER – Si tu fais allusion à ce que traverse le couple, pour moi on n’est pas dans le roman à l’eau de rose, mais dans une situation banale (triviale). Et si tu veux parler de l’ultime péripétie, j’ai trouvé au contraire qu’elle permettait un dernier développement original et plein d’humanité.
      Ceci dit, je suis contente que globalement le roman t’ait plu et bravo pour ta réussite au challenge 🙂 !

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  2. Bonjour Brize! J’espère que les vacances se sont bien passées.
    Voici mes trois premières participations au challenge (à raison d’un pavé par semaine) avec la trilogie Gwyneira McKenzie de Sarah Lark:
    Le pays du nuage blanc: http://lemondedemara2.canalblog.com/archives/2018/07/10/36526952.html
    Le chant des esprits: http://lemondedemara2.canalblog.com/archives/2018/07/12/36543323.html
    Le cri de la terre: http://lemondedemara2.canalblog.com/archives/2018/07/14/36561183.html
    Bonne journée!

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    1. Premier pavé bien choisi (de l’auteur, je n’ai toujours pas lu « Le gang des rêves », que j’avais pourtant noté dans les pavés qui avaient plu l’année dernière) et challenge d’ores et déjà réussi 🙂 !

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    1. Ah oui, tout un programme 🙂 !
      Mais il fait combien de pages, ce tome 1 (parce que sur Am…n, on m’indique moins de 400, mais il leur arrive de se tromper et j’imagine que c’est le cas ici) ?

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      1. J’ai lu la version de l’Archipel qui fait 686 pages et en fait ça regroupe plusieurs tomes d’autres éditions je crois, Marquise des anges, La fiancée vendue, Fêtes royales, Le supplicié de Notre dame . Il y a tellement d’éditions de ces romans…

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    1. Ah zut ! Je l’ai lu quand j’étais jeune et j’avais beaucoup aimé, mais au vu de ton avis (que je vais aller commenter), je ne sais pas si j’apprécierais autant maintenant …

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    1. Eh bien ça nous fait un deuxième avis sur ce pavé dans le challenge et comme tu n’es pas en mode enthousiaste, c’est d’autant plus intéressant !
      Et quoi qu’il arrive, challenge réussi, chère Belette !

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    1. Ah, je l’avais moi aussi choisi comme pavé de l’été (je ne sais plus quelle année) ! Je file voir ton avis … et bravo pour ta réussite au challenge !
      PS : mon commentaire ne veut pas passer chez toi 😦

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    1. Alors là, je ne connaissais pas du tout ! Bravo pour ce pavé original (et pas si facile que ça à lire, je trouve) !
      PS : mon commentaire ne veut pas passer chez toi (comme chez Mimipinson, j’ai pas de chance, ce soir !) 😦

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    1. Valeur sûre aussi, Bernard Minier !
      En attendant de voir tes « autres ressources » (je suis toujours curieuse !), félicitations pour ce challenge réussi, Emma !
      PS : et comme jamais 2 sans 3, je n’arrive pas non plus à commenter chez toi 😦

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      1. Minier ça se lit bien en effet 🙂 bon j’ai vu que tu ne pouvais pas laisser de commentaires, je les ai contacté, je vais voir ce que ça va donner. C’est vraiment le genre de chose qui m’énerve.
        Mais ce n’est pas ça qui va me faire lâcher ton challenge 🙂

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    1. Merci de préciser dans ton billet ce que tu as lu : tome 1 + l’édition correspondante, en indiquant le nombre de pages et avec la couverture en illustration (là, tu as mis le tome 2) 🙂 .

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      1. Ah, ce sont les risques du métier de lecteur ! Mais il s’en sort avec une note honorable, tout n’est pas à jeter !

        Sans compter que j’en ai lu un autre qui va bientôt sortir sur le blog 😉 (ouuuuh du teasing 😀 )

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    1. Quatre ans, même (tu m’étonnes que tu avais du mal à t’en souvenir), si j’en crois la date du billet que tu lui avais consacré (dont la lecture m’a bien amusée et même si tu trouves que c’était une note de fainéante, je trouve qu’elle rend bien compte du bouquin !) ! Et j’ai dû m’y reprendre à deux fois pour être sûre d’orthographier le nom de l’auteur, merci Athalie ^^ ! Et, blague à part, félicitations pour ce challenge d’ores et déjà réussi 🙂 !

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    1. Et un SIXIEME pavé ! Mais jusqu’où iras-tu, Icath ^^ ?! En attendant, après « Les Misérables », tu n’as effectivement pas choisi la facilité avec celui-ci !

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  3. Jonathan Strange & Mr Norrel de Susanna Clarke

    Véritable best-seller mondial, récompensé en 2005 par les prix Locus, Hugo et World Fantasy du meilleur premier roman et encensé par la presse, « Jonathan Strange & Mr Norrell » avait attisé depuis longtemps ma curiosité. Cette uchronie nous plonge au cœur de la société anglaise du XIXème siècle, en pleine guerre napoléonienne, où deux magiciens, Mr Norrell et Jonathan Strange, vont restaurer la magie en Angleterre avant de devenir rivaux et prendre des chemins différents qui les mèneront vers les recoins les plus sombres de leur art.

    Il est difficile de parler de l’histoire s’en trop en dire tellement la trame de fond paraît simple, mais en revanche, le contenu est si dense que ce roman de 1 150 pages ne nous ennuie jamais et nous étonne à chaque révélation. Susanna Clarke mélange les genres et nous emporte dans un récit où se mêlent le fantastique d’Edgar Poe, le souffle romanesque de Maupassant (désolé Jane Austen, je ne suis qu’un franchouillard qui n’a pas encore lu vos œuvres) et le pouvoir d’immersion des romans historiques. Elle crée une ambiance étrange en introduisant, au sein d’un univers réaliste, cette pratique magique particulière qui, au fil du récit, devient familière et presque anodine pour le lecteur.

    Si l’histoire, particulièrement riche, fait déjà beaucoup dans ce pavé littéraire, le monde que l’auteure dépeint au sein de ces nombreuses pages regorge de détails. Outre l’inspiration des contes celtiques et la légende omniprésente du Roi Corbeau, le livre est ponctué de (trop) nombreuses notes de bas de page (qui prennent parfois la page entière) offrant au lecteur l’opportunité de découvrir moult anecdotes, règles et légendes citées par les protagonistes. Si elles sont très intéressantes, il faut tout de même avouer que l’abondance de ces celles-ci peut-être rebutante pour certains et nous sortir un peu trop du récit.

    Enfin, si ce roman d’aventure fantastique nous tient en haleine d’un bout à l’autre, c’est également grâce à l’ensemble de ses personnages. Si Strange et Norrell tiennent le devant de la scène et évoluent comme les deux faces d’une même pièce, les nombreux personnages secondaires sont tous plus intéressants les uns que les autres et avancent, eux aussi, souvent par deux, comme pour toujours exposer deux points de vue différents d’une situation — sans pour autant tomber dans le manichéisme.

    En somme, « Jonathan Strange & Mr Norrell » est une véritable perle, une lecture indispensable, qui mélange brillamment les influences. Dix ans de dur labeur pour son auteure qui aboutissent à l’un des meilleurs romans contemporains du genre !

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    1. Super chronique, Tom ! J’ai plus d’une fois aperçu ce pavé à la médiathèque mais je ne savais pas trop de quoi il retournait. Merci pour ton éclairage (et pour ne pas en dire trop, j’aime avoir la surprise) (et comment ça, tu n’as pas lu Jane Austen (bon, je te rassure, je ne fais pas partie du cercle des inconditionnelles ) ^^ ?! )
      Félicitations pour ta réussite au challenge, avec un chouette pavé que je n’exclus pas de lire un de ces jours.

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    1. Un pavé qu’on devrait retrouver chez d’autres lectrices (si mes infos sont bonnes !) d’ici la fin du challenge ! Félicitations pour ta réussite au challenge, Krol (en attendant la suite 🙂 !) !

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    1. Euh, ça ne va pas coller, là : le livre fait 512 pages (ce que tu précises d’ailleurs dans les indications bibliographiques), alors qu’il doit en faire 600 pour être un pavé (mais tu évoques 625 pages dans ton billet, ce qui ne correspond pas) …
      Bonne semaine à toi aussi.

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        1. Damned, je n’avais pas encore eu un tel cas de figure ! 100 pages de plus pour les épreuves non corrigées, faut croire que les éditeurs voulaient ménager vos yeux avec une police de caractère plus confortable. Bon, comme tu as bien lu un pavé de plus de 600 pages, je vais valider ton challenge mais je ne pense pas, a priori, faire figurer le titre de ton livre dans le récapitulatif (ceux qui s’y réfèrent ensuite considèrent que les livres remplissent les conditions, or ce ne sera pas le cas ici puisque la version publiée est de 512 pages), ou alors il faudra que je mentionne entre parenthèses que c’était une éditions spéciale de 625 pages. Je vais voir 🙂 .

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            1. super merci!!! d’autant que c’est un petit éditeur et une auteur peu connue … comme votre blog est connu, vous aidez à les promouvoir!!! MERCI beaucoup!!

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    1. Cinquième pavé, bravo Mara ! Mais celui-ci, je ne peux PAS lire le billet que tu lui consacres … parce que, moi aussi, je lis L’Assassin Royal et même si je ne suis pas aussi avancée que toi (tu as lu le DERNIER tome !!!), il ne me reste plus que quelques volumes pour te rejoindre, alors tu comprends bien que je ne veux RIEN savoir ^^ !

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      1. Même si j’essaye de ne pas spoiler, il est difficile de ne pas faire référence aux tomes précédents (ou de parler de personnages). Donc, oui, ne va pas le lire! Je ne t’en voudrais pas.
        Bonne lecture pour les derniers tomes qu’il te reste!

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    1. Hello Praline. Pas de problème avec ton pavé, ce type d’ouvrage est prévu dans le règlement du challenge : « Il peut s’agir d’un recueil de type omnibus (mêlant nouvelles et romans, par exemple ou autres textes). » 🙂

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    1. Une belle saga qui s’achève pour toi, donc ! Ravie qu’elle t’ait conduite à participer à nouveau avec enthousiasme à ce challenge, Martine 🙂 !

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    1. Et de sept (et j’ai vu dans les commentaires sur un autre blog que tu as aussi lu « Les fantômes du vieux pays », donc je sais que ce ne sera pas le dernier !) ! Avec un roman dont je me disais que plus personne ne le lisait, donc ça fait plaisir de le voir sur un blog 🙂 .

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    1. Un pavé que j’ai déjà bien feuilleté, mais malgré toutes les qualités qu’il présente et que tu soulignes, j’aurais peur de m’y ennuyer : même s’il y a un fil conducteur, il me semble qu’il n’y aurait pas assez de tension narrative pour moi.

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  4. Bonjour, les vacances sont finies, l’automne s’approche, il est donc plus que temps pour moi de rédiger quelques lignes pour donner mon avis sur ce qui a été un de mes pavés de l’été. Ce pavé, c’est « le Club des Incorrigibles Optimistes » de Jean-Michel GUENASSIA, lu dans sa version de poche (730 pages).
    Dans ce pavé, les « petites » histoires se mêlent et s’entremêlent à la grande histoire. Au début du roman, on fait connaissance avec Michel et sa famille. Avec cet adolescent dont on suit ensuite l’évolution au fil des années, nous voici plongés au cœur des années 60. Les faits historiques de cette période forment la toile de fond du roman (guerre d’Algérie, place du communisme en France, la construction du mur de Berlin, l’exécution des Rosenberg, le passage de Noureev à l’Ouest…), on croise des intellectuels, écrivains et artistes de l’époque (entre autres Sartre et Kessel,…), on assiste à des évolutions de la société et surtout, on fait la connaissance de réfugiés des Pays de l’Est qui fréquentent le « club ». Certains ont fui le régime communiste de leur pays, d’autres restent communistes, d’où des heurts violents entre eux. L’optimisme n’exclut pas la rancoeur, loin de là…

    Le style d’écriture est très vivant grâce aux dialogues. C’est un pavé, mais, en compagnie de tous ses personnages (ils sont nombreux, mais on ne s’y perd pas pour autant), je n’ai pas vu le temps passer. Je comprend que ce livre ait remporté le prix Goncourt des lycéens !

    Un grand merci pour ce challenge qui m’a permis de lire ce pavé !

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    1. Le challenge déborde un peu de l’été et se poursuit jusqu’au 28 septembre, histoire d’avoir le temps de chroniquer son dernier pavé (ou de se décider à rédiger enfin son billet, je dis ça pour moi, qui traîne sur celui que je dois faire pour « Guerre et Paix » ;)). Bravo pour ta triple participation, en tout cas !

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      1. Merci pour la précision 🙂 Je m’en souviens bien, mais j’avais envie aussi de pouvoir clôturer avec un billet sur mes lectures estivales (et donc avant le 28) (oui, je qualifie ça de petit bonheur huhu)

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  5. Bonjour, un petit avis sur mon second pavé de l’été, « Les Rois Maudits » de Maurice Druo, livre lu dans une édition France Loisirs réunissant les sept tomes, soit au total 1570 pages (hors répertoire des personnages !).
    Je ne me risquerai pas à essayer de résumer un tel pavé ! Ce roman historique, enrichi par des notes historiques très instructives, nous ramène au temps de Philippe le Bel et débute avec la lutte entre ce roi et les templiers. Le grand-maître, sur le bûcher, crie « Pape Clément ! Chevalier Guillaume ! Roi Philippe ! (…) Maudits ! Maudits ! Tous maudits jusqu’à la treizième génération de vos races « . Après cette malédiction, l’auteur fait dire à Philippe le Bel : « j’ai commis une erreur. (…) J’aurais du leur faire arracher la langue avant de les brûler. »
    Le ton est donné ! Ce roman nous plonge au cœur du royaume de France, dans les secrets de famille, les complots, les trahisons, la politique. Il dépeint un Moyen-Age où la violence, légale ou non, en période de guerre ou non, est très présente. Dans le premier tome (« le Roi de Fer »), Philippe le Bel est le personnage central, après l’anéantissement des templiers, on se retrouve au milieu du scandale dit de la Tour de Nesle : ses belles-filles trompent leur mari avec des jeunes chevaliers dont la fin horrible est décrite avec moult détails (d’autres scènes de tortures et d’exécution sont décrites dans le roman). Philippe le Bel cède sa place dans les tomes suivants à ses enfants (3 garçons et une fille, Isabelle), puis à d’autres successeurs chez qui on ne retrouve pas son caractère fort.
    NB : Les fils de Philippe le Bel n’ayant pas d’héritier mâle, la couronne de France ira à la branche issue du frère cadet de Philippe le Bel, c’est-à-dire à la maison des Valois. Le fils d’Isabelle, petit-fils de Philippe le Bel, donc héritier, lui, en ligne directe de la couronne de France, revendiquera le trône, ce qui déclenchera la Guerre de Cent ans.

    Un personnage traverse quasiment tout le roman, Robert d’Artois, personnage haut en couleurs, à l’appétit sans limites (y compris pour les femmes), à la morale très élastique, en conflit perpétuel avec sa tante Mahaut. J’ai appris grâce à ce roman qu’il est enterré à la cathédrale Saint-Paul à Londres.
    Fils rouges de ces pages parsemées de considérations sur la morale, le pouvoir et les responsabilités données par le pouvoir : les conflits entre rois de France et papes, les rapports entre le roi et les banquiers lombards, l’influence de ces derniers sur la politique du royaume.

    Au fil des pages tournées, j’ai eu peu à peu l’impression de maîtriser l’arbre généalogique des rois capétiens, puis valois. Etant donné que cette maîtrise va sûrement s’estomper, je me donne d’ores et déjà l’autorisation de relire ce pavé …
    Pour prolonger cette excellente lecture, il me reste à regarder la série télévisée avec Jean Piat qui vient de nous quitter et qui restera Robert d’Artois dans la mémoire de beaucoup.
    Ce livre trônait (c’est le cas de le dire) depuis longtemps dans la bibliothèque. J’avais très envie de le lire, mais je savais qu’il me faudrait y plonger carrément et non le lire entre deux stations de tram, alors merci à nouveau pour ce défi qui m’a enfin permis de lire ce pavé !

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    1. Ah, je revois encore Jean Piat proférer cette fameuse malédiction ! La série m’avait (il y a longtemps de cela …) passionnée, mais je n’ai jamais eu le courage de me lancer dans la lecture des romans. Bravo pour cette impressionnante participation (et le livre qui « trônait » ^^ !) 🙂 !

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