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« Et mon coeur transparent » : sous le charme d’une écriture

Est-ce parce qu’il y avait eu trop de battage médiatique au moment où Véronique Ovaldé avait obtenu le Prix du Livre France Culture-Télérama 2008  pour « Et mon cœur transparent », mais je n’avais pas été spécialement attirée par ce livre et tout ce que j’avais pu en entendre ne m’en avait, en fin de compte, pas donné une idée très claire (je comprends un peu mieux pourquoi maintenant !).

Néanmoins, lorsque j’ai aperçu l’ouvrage sur le présentoir de la bibliothèque, la curiosité l’a emporté !

Je suis donc allée m’asseoir et j’ai lu les deux premières pages.

Et là, je peux vous l’assurer, vous auriez eu du mal à m’empêcher de rapporter le bouquin chez moi, parce que c’était un cas (grave ?!) de coup de cœur pour une écriture !

Un extrait de la première page, pour que vous compreniez mieux ce soudain engouement :

« Elle avait un rire qui rebondissait, un rire qui faisait de petits sauts sur les surfaces lisses et réfléchissantes alentour. Lancelot Rubinstein s’était dit qu’il allait avoir du mal dorénavant à s’en passer. C’avait à voir avec quelque chose de chaud et de laineux. C’était ce qu’il s’était dit ce soir-là, le soir du jour de sa rencontre avec sa femme. Lancelot était un homme qui pouvait penser qu’un rire était chaud et laineux. »

Et moi je suis une lectrice qui apprécie ce genre de considération.

Voilà.

Donc j’ai été sous le charme de cette voix, une voix qui démarre ainsi l’histoire :

« La femme de Lancelot est morte cette nuit. » Lire la suite