« Semailles humaines », James BLISH

Sweeney est un jeune Homme Adapté, une de ces « créatures » hors du commun que les humains « normaux » exècrent, destinées à s’adapter à un environnement extraterrestre spécifique. D’ailleurs, lui n’a qu’un seul objectif : en devenir un, d’humain. Pour ce faire, il doit remplir la mission qui lui a été assignée : rejoindre la colonie d’Hommes Adaptés présente sur Ganymède et dans un premier temps s’y intégrer. Mais il n’a en réalité été conçu, isolé de tous ses semblables, que dans le but de leur nuire …

Si la bien connue terraformation vise à adapter une planète à l’homme, de manière à ce qu’il puisse y vivre, la pantropie, elle, consiste à intervenir génétiquement sur l’espèce humaine pour créer des espèces toujours de nature humaine mais suffisamment modifiées (leur aspect peut s’avérer étonnant) pour s’intégrer à un environnement radicalement différent de celui de la Terre originelle.
Dans « Semailles humaines », on découvre que cette perspective, un tant envisagée pour faire face à la surpopulation terrestre, a été rapidement abandonnée en tant que solution insuffisamment lucrative, car l’Autorité régnante assoit toutes ses décisions sur la seule base du profit qu’elles lui apportent. Mais du projet initial des Terriens, il reste une colonie, celle de Ganymède, que Sweeney est chargé d’infiltrer.

« Semailles humaines » revêt des allures de fix-up, puisqu’après avoir s’être attaché aux pas et à la personne de Sweeney dans le Livre Premier, on quittera Ganymède pour arriver à Tellura et ensuite, dans un Livre Troisième, à Hydrot.
Mais ces nouvelles sont en réalité autant de chapitres s’inscrivant dans un programme d’ensemble, visant à « semer des hommes, ou plutôt des choses très proches des hommes, d’un bout à l’autre de la galaxie ». Elles nous permettent, par le biais de récits toujours (sur)prenants, d’interroger les questions de l’adaptation et de l’évolution. On y voit l’homme, ou du moins des êtres qui lui sont apparentés car qu’est-ce au fond que la nature humaine, lutter pour sa survie et, à certains moments-clés, faire preuve d’initiative, aidé en cela par les traces qui lui ont été laissées de son ascendance terrienne.
C’est la première fois que je lis James Blish et j’ai apprécié ce court roman, rythmé et piquant, où l’auteur réussit entre autres à nous intéresser aux aventures subaquatiques de créatures microscopiques !

« Semailles humaines », James BLISH
titre original The Seedling Stars (1957)
traduit de l’américain par Michel Deutsch – traduction révisée par Benoît Berthezene
éditions Gallimard 2006
collection Folio SF (331 petites pages)

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6 commentaires sur “« Semailles humaines », James BLISH

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