« Blackwater 1 : La crue », Michael MCDOWELL

En ce dimanche de Pâques 1919, Perdido, petite ville du sud de l’Alabama, offre la triste vision de ses rues et bâtiments submergés et dévastés par la récente crue. Sur ces eaux noires commençant à peine à descendre et alors que les mille deux cents habitants se sont réfugiés à l’écart de la bourgade, on peut seulement apercevoir la petite barque d’Oscar Sackley, jeune patron d’une des scieries locales venu dresser un état des lieux, menée par son employé noir Bray Sugarwhite.
Au milieu de ce paysage déserté, Oscar aperçoit l’ombre d’un mouvement à une fenêtre de l’hôtel Osceola. C’est de cette manière qu’il découvre la belle Elinor Dammert, rousse flamboyante à la peau d’albâtre : elle affirme avoir manqué l’évacuation du bourg et passé les quatre derniers jours, à dormir là, dans sa chambre d’hôtel. Elle explique être venue pour occuper une place d’institutrice mais la valise contenant ses livres et diplômes ne pourra être retrouvée.
Elinor reste à Perdido, finalement accueillie et hébergée par l’oncle d’Oscar, James, dont la petite fille, Grace, s’attache immédiatement à elle. Seule leur voisine Mary-Love, la mère d’Oscar, persiste à se méfier de la jeune femme, et pas seulement parce qu’elle a noté l’attirance de son fils pour cette nouvelle institutrice qui, chaque matin, va nager dans les eaux de la rivière Perdido …

Difficile d’échapper aux campagnes d’information de Monsieur Toussaint Louverture, qui a l’art de nous donner envie de découvrir ses prochaines parutions ! La dernière annoncée était celle du premier tome de la saga Blackwater : 6 volumes prévus à un rythme bimensuel (du 7 avril au 15 juin), dans un format de poche avec une couverture différente pour chacun et suffisamment attractive pour que j’aille y voir de plus près chez ma libraire préférée. L’objet est effectivement très réussi et tout léger, un argument de poids (facile !) pour un poche. Bref, j’ai craqué, d’autant que l’histoire était présentée comme relevant du domaine de l’imaginaire en mode feuilleton, sortie aux États-Unis en 1983 et jamais traduite en français jusque-là, écrite par un auteur auquel on doit le scénario de Beetlejuice.

Ce premier tome nous amène à faire connaissance de la petite famille Caskey, dominée par la matriarche Mary-Love, fort contrariée de voir arriver un personnage de la trempe d’Elinor. Une aura de mystère entoure celle-ci, aimable mais réservée. Certaine révélation majeure la concernant, rapidement portée à la connaissance du lecteur, le pousse à l’observer avec beaucoup d’attention, en se demandant ce qui a bien pu l’amener à jeter son dévolu sur la ville de Perdido et sur Oscar (à moins que seules les circonstances aient ainsi fait les choses ?). Comme l’explication ne lui sera pas fournie une fois parvenu au terme de ce premier volume, il risque d’avoir envie de poursuivre l’aventure, d’autant que celle-ci est enlevée, avec son lot de péripéties familiales agrémentées d’une touche d’étrange, de noirceur, mais aussi d’humour. Bref, un petit livre bien écrit et qui se lit tout seul (en une soirée) : me voilà partante pour le tome 2 (sortie annoncée le 22 avril) !

« Blackwater 1 : La crue », Michael MCDOWELL
traduit de l’anglais (États-Unis) par Yoko Lacour avec la participation d’Hélène Charrier
titre original : Blackwater 1 – The Flood (1983)
éditions Monsieur Toussaint Louverture (258 p)
paru en avril 2022

14 commentaires sur “« Blackwater 1 : La crue », Michael MCDOWELL

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  1. Il me tente beaucoup, mais j’essaie de résister pour effectuer d’autres lectures urgentes. Ca m’évitera le temps d’attente entre les tomes, même s’il est réduit pour une fois !

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    1. C’est vrai que c’est cool, la parution tous les 15 jours !
      Finalement, ça te permettra d’avoir plus de recul sur la série, avec l’avis des lecteurs qui l’auront lue en intégralité.

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    1. Monsieur Toussaint Louverture a fait une belle campagne de communication 😀 ! Il y a eu beaucoup de services de presse via Babelio, d’après ce que j’ai pu voir… puis des lecteurs comme moi qui sont allés assouvir leur curiosité chez leur libraire 😉.

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    1. Ah ben pour une fois que je n’ai pas pu écouter la Grande Table (je rattraperai en podcast) !
      Je viens d’acheter le tome 2 : affaire à suivre, donc 😉.

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    1. C’est que la mise en page du livre est trompeuse : les 250 pages affichées équivalent plutôt à 150, compte tenu de la police de caractère et des marges 😉 ! (je dis ça parce que je connais ma vitesse de lecture, moyenne)

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