« Le monde perdu », Arthur CONAN DOYLE

De retour d’Amérique du Sud, le brillant mais volcanique professeur Challenger affirme avoir repéré, dans les environs du fleuve Amazone, sur un plateau en altitude quasi inaccessible, des animaux préhistoriques ayant survécu à l’extinction de leurs espèces. Les preuves de ses affirmations étant jugées insuffisantes, ses confrères refusent de le croire et crient à la supercherie. Une expédition est alors montée pour aller sur place vérifier ses dires.
Elle est menée par le Professeur Summerlee, principal contradicteur de Challenger, accompagné de Lord John Roxton, sportif et chasseur émérite et du jeune journaliste Edward Malone, chargé d’en faire le compte-rendu.
Le professeur Challenger leur a remis un pli qu’ils ne devront ouvrir qu’une fois arrivés à Manaus : il leur précisera la suite de leur itinéraire …

Si Arthur Conan Doyle est demeuré célèbre pour son récit des aventures de Sherlock Holmes (qui n’en finissent pas d’être adaptées au cinéma et à la télévision), il a aussi écrit d’autres romans, dont trois ont pour figure centrale le professeur Challenger : « Le monde perdu » (à ne pas confondre avec le roman volontairement éponyme de Michael Chrichton, suite de Jurassic Park) est le premier d’entre eux et j’ai pris grand plaisir à me plonger dans ce roman d’aventures où l’extraordinaire est habilement proposé comme pas si invraisemblable que ça (de toute façon, je suis toujours bon public quand il s’agit d’imaginer des choses aussi excitantes que la possibilité de voir des animaux préhistoriques « en vrai » !).

Le talent et l’humour de l’auteur sont manifestes, dans son art d’introduire avec légèreté le récit, par le biais de Malone voulant se distinguer aux yeux de son exigeante dulcinée, de présenter ses personnages, avec en particulier le physique peu orthodoxe de Challenger (il y reviendra par la suite …) et ses emportements (première rencontre explosive mais aussi très drôle, avec notre ami journaliste : je pense au passage où Challenger le sonde sur ses connaissances scientifiques, car il se fait passer pour un étudiant) et, plus globalement, de structurer l’histoire : resserrée (le roman est court), elle va toujours à l’essentiel et pourtant il n’y manque aucune des descriptions propres à nous immerger dans l’ambiance et à nous permettre de partager les émotions des protagonistes (davantage soucieux, soit dit en passant, de la préservation de leur peau que de celle de toutes les espèces qu’ils découvrent, mais le livre est de son temps).

Bref, ma seule réserve concerne la « facétieuse » habitude adoptée par Lord Roxton d’appeler Malone « Bébé » (ce que, à la place de l’intéressé, je n’aurais pas supporté longtemps !) et elle ne m’empêchera pas de recommander la lecture de ce « Monde perdu », roman rondement mené, avec son lot de péripéties dramatiques, aux amateurs du genre.

« Le monde perdu », Arthur CONAN DOYLE
Titre original The Lost World
(1912 – 285 p)

Traduit de l’anglais par Louis Labat
Lu en numérique dans l’élégante édition (une jolie lettrine à l’amorce de chaque nouveau chapitre) proposée par Bibebook.

16 commentaires sur “« Le monde perdu », Arthur CONAN DOYLE

Ajouter un commentaire

  1. Oh mais j’ai lu ça il y a très très longtemps (bon, il n’y avait quand même pas de dinosaures à ce moment là), j’avoue donc un goût pour ce genre de récits…

    J'aime

  2. Personne ne me nomme « bébé » et ça m’hérisse quand j’entends des adultes qui s’appellent ainsi entre eux 😆

    Tu vas rire, mais je n’ai jamais lu « le monde perdu »… :/

    J'aime

    1. Il l’appelle Bébé parce qu’il a 23 ans 🙄 !
      T’as pas lu Le monde perdu 😱 ! Comment j’étais TROP sûre qu’une fan de l’auteur comme toi l’avait lu, of course 😀 ! Bon, au moins, ça te fait encore des idées pour battre ton record de lectures pour le mois anglais 2021 🤓 !

      J'aime

  3. De l’auteur, je n’ai lu que les Sherlock Holmes et encore… Pas tous ! J’en ai encore un paquet à lire, je m’attaquerai peut-être au Monde perdu ensuite ^^ Ton avis donne envie, et pourtant, je ne serai pas aller spontanément vers ce titre !

    Aimé par 1 personne

  4. Un roman finalement pas si daté que ça – on a vu pire dirons-nous -, si ce n’est sur les dinosaures (mais c’était correct selon les connaissances de l’époque). Étonnamment bon, même si je dois avouer n’en avoir quasiment aucun souvenir – merci le blogging. ^^’

    Aimé par 1 personne

  5. Je ne sais pas si « baby » devrait vraiment se traduire « bébé » s’il est répété à tout va. Enfin si c’est « poupée » ce n’est guère mieux ! Merci pour ce Doyle rafraîchissant ! Je ne connais pas très bien l’auteur malgré quelques lectures, c’était donc très instructif et assez tentant !

    Aimé par 1 personne

  6. Je l’ai lu et relu quand j’étais enfant puis ado… et cela fait des années que j’essaye de convaincre (sans succès) ma progéniture de le lire…

    J'aime

Un commentaire ? N'hésitez pas !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Un site WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :