« Delacroix » et « La légèreté », Catherine MEURISSE

Il aura fallu l’intervention de l’auteur elle-même, entendue par hasard à la radio dans L’humeur vagabonde , pour me convaincre d’aller jeter un œil à son dernier album, Delacroix, que j’avais boudé jusque-là. Son argument ? Alexandre Dumas, bien sûr, puisque ce sont ses mots qu’elle illustre, en reprenant sa causerie sur son ami peintre. Et comment résister à Alexandre Dumas, l’auteur de romans que j’ai autant aimés que « Les trois mousquetaires » ou « Le comte de Monte – Cristo » ? C’est ainsi que mes réticences initiales (mouais … Delacroix … il m’intéresse pas vraiment, ce peintre …) se sont évanouies.

J’ai donc poussé la porte du dernier opus de Dame Meurisse, dont j’avais adoré « Les grands espaces », pour partir à la rencontre de ce Delacroix que Dumas appréciait et dont son texte nous offre la grande et les petites histoires. C’est enlevé, pas ennuyeux pour un sou, surtout quand c’est mis en images par une dessinatrice experte dans l’art de croquer avec humour les anecdotes évoquées, autant que dans celui de présenter, dans son propre style graphique, les œuvres dont parle Dumas.
Une incursion originale qui valait le détour !

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Dans la foulée, j’ai poursuivi en me lançant enfin dans la lecture de « La légèreté », un album dont on a beaucoup parlé en bien à sa sortie mais qui, je l’avoue, me faisait un peu peur. J’avais tort, car si l’auteur y aborde un sujet pour le moins délicat, celui de sa survie à l’attentat de Charlie Hebdo (elle y travaillait depuis dix ans et n’a échappé au massacre que parce qu’elle était en retard à la conférence de rédaction ce jour-là), elle le fait en recourant avec finesse à l’humour et à la dérision pour évoquer des événements dramatiques et le désespoir qui s’ensuivit.
Usant de légèreté pour raconter le tragique, elle nous invite à l’accompagner tout au long du chemin parcouru : elle en relate les différentes étapes avec sincérité, mais en ménageant la distance nécessaire pour que le lecteur n’ait jamais l’impression de sombrer dans le voyeurisme.

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 « Delacroix », Catherine MEURISSE
Editions Dargaud (140 p)
Paru en novembre 2019

« La légèreté », Catherine MEURISSE
Editions Dargaud (136 p)
Paru en avril 2016

Rendez-vous aujourd’hui chez Stephie !

21 commentaires sur “« Delacroix » et « La légèreté », Catherine MEURISSE

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  1. Pas encore lu le Delacroix, je l’attends à la bibli… il est constamment emprunté! J’avais adoré La légèreté puis Les grands espaces. beaucoup de justesse, de sensibilité, et d’humour.

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  2. Contrairement à toi, j’attends le Delacroix avec impatience à la bibli depuis que j’ai entendu l’auteure à Boomerang. J’ai beaucoup aimé « les grands espaces » et pas encore osé aborder « la légèreté ».

    Aimé par 1 personne

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