« L’échange », Alan BRENNERT

Richard, 35 ans, est un acteur qui a pas mal réussi.
Rick, 35 ans, est un agent d’assurance qui déteste son métier.
Le premier est célibataire et habite à New York. Le second, marié et père de famille, réside dans la petite ville du New Hampshire qui l’a vu naître.
Richard et Rick sont en réalité les deux versions d’une seule et même personne, il a suffi d’une décision différente, treize ans auparavant, pour que deux voies distinctes se tracent, deux vies se déroulant dans des univers parallèles.
Mais lorsque, entre ces deux existences, des interférences se produisent, sous forme d’images ou de sons de l’une faisant irruption dans l’autre, tout peut arriver. C’est ainsi que les deux hommes finissent par se rencontrer et décident d’échanger leurs vies : l’un pour retrouver la femme qu’il a aimée et une bourgade dont il avait oublié le charme ; l’autre pour arrêter d’être en colère contre le monde entier parce qu’il s’est imposé un boulot qu’il ne supporte plus …

Que serions-nous devenus si, à un moment ou à un autre, nous avions pris une décision différente ? C’est une question qu’on se pose parfois, lorsqu’on repasse le film de sa vie, en se laissant aller au jeu du « et si.. ». On pourrait même imaginer autant de vies possibles à partir des différentes déclinaisons de nos choix successifs …
« L’échange » se concentre sur deux scenarii qui se sont réalisés, au travers de Richard et Rick, et interroge leurs choix, leurs renoncements et leurs conséquences. Le roman (bien écrit, ce qui m’a changée de ma lecture précédente, non chroniquée sur ce blog) se focalise tour à tour sur chacun des deux protagonistes, on est au cœur de leurs pensées et de ce qui les pousse à agir de telle ou telle manière. L’empathie marche à fond (OK, davantage pour Richard que Rick, à deux doigts de battre sa femme … mais, oups, ce sont les mêmes hommes !), on s’inquiète un maximum pour les deux personnages, embarqués dans des situations diablement compliquées, on décortique leur comportement et on apprécie leur capacité à, tôt ou tard, s’autoanalyser de manière plutôt clairvoyante. Bref, c’est psychologiquement très bien vu, on est interpellé et souvent touché par ce qui se joue sous nos yeux et c’est captivant jusqu’au bout !

« L’échange », Alan BRENNERT
Titre original Time and Chance (1990)
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Philippe R.Hupp, chez Denoël (1991)
FOLIO SF (480 p)

Ils ont aimé aussi : Vert, Julien, Lorhkan, Lhisbei, Lune

5 commentaires sur “« L’échange », Alan BRENNERT

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  1. cela me rappelle un roman de Bénaquista où deux hommes décident de changer de vie « quelqu’un d’autre » , j’avais beaucoup aimé , et je me suis posée les mêmes questions à quoi tiennent nos choix de vie.

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