« Eleanor Oliphant va très bien », Gail HONEYMAN

Eleanor a trente ans, elle est comptable dans une petite entreprise et sa vie est réglée comme du papier à musique. On découvre sa (drôle de) routine en même temps que ce curieux personnage, à la fois lucide et naïf : Eleanor pose en effet sur ce qui l’entoure un regard souvent décalé, comme si on ne lui avait jamais appris certaines choses de la vie en société, ce qui ne l’aide pas à y trouver sa place. Sa solitude de tous les instants ne semble pourtant pas lui peser, elle « va très bien ». C’est du moins ce dont elle veut se convaincre, jusqu’à ce qu’une rencontre lui fasse prendre conscience qu’il est temps d’apporter certains changements à son existence …

Comme Melo (qui m’a tout récemment remis en mémoire ce roman déjà repéré chez Cuné et Cathulu), je préfère ne pas en dire trop et vous laisser faire la connaissance d’Eleanor. Tout au début du roman, j’avoue avoir été décontenancée par son attitude : elle se lance dans une espèce de projet un peu insensé, portée par ce qu’on pense être au mieux une grande naïveté, au pire une certaine bêtise. Mais sa démarche est, par la suite, remise en perspective … et on finit par comprendre ce qui se passait alors dans sa tête, sans qu’elle en ait conscience. Bref, je n’ai pas tardé à m’attacher à cette jeune femme, dont on devine rapidement que le passé l’a tragiquement marquée et j’ai beaucoup aimé l’accompagner sur ce petit bout de chemin décisif, en quête d’elle-même et de ce qu’elle veut maintenant devenir.
Un chouette roman, surprenant, sensible et plein d’humour, qui m’a accrochée du début à la fin !
edit du 16 janvier : billet complété suite au commentaire de Tasha (voir ci-dessous)

« Eleanor Oliphant va très bien », Gail HONEYMAN
Titre original Eleanor Oliphant is Completely Fine (2017)
Traduit de l’anglais (Ecosse) par Aline Azoulay-Pacvon
Fleuve Editions (432 p)
Paru en septembre 2017

27 commentaires sur “« Eleanor Oliphant va très bien », Gail HONEYMAN

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  1. J’avais pris la « bonne » résolution pour 2018 de ne plus acquérir de nouveautés…à la lecture de ton billet, je vais à nouveau succomber ! 😃

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    1. Dominique, je ne sais pas si tu lis en numérique, mais le roman est actuellement en promotion dans ce format-là (3,99 €) (je me suis aperçue ensuite qu’ils venaient de l’acquérir dans une de mes biblis, preuve qu’il commence à être repéré).

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  2. Je dois avouer que j’ai eu un peu de mal à entrer dedans mais au fil de la lecture, Eleanor s’est révélée beaucoup plus complexe qu’elle n’y parait au premier abord. Et Raymond est juste trop craquant.

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    1. Finalement, suite au commentaire de Tasha (et au tien !), j’ai complété mon billet. Comme pour toi, ce sont les recommandations de celles qui avaient lu le livre qui m’ont poussée à ne pas trop me poser de questions et à avancer dans ma lecture pour avoir le fin mot de l’histoire. Et puis, même si j’étais déconcertée par le comportement d’Eleanor, je me disais que je pouvais lui « passer » sa drôle de fantaisie et son manque évident de discernement (les deux concernant sa soudaine fixation) car c’était un personnage dont l’originalité m’intéressait.

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  3. Je l’ai lu à la fin de l’année dernière et j’ai ADORE : on s’attache énormément à Eleonor et ce livre nous laisse un souvenir très pregnant après l’avoir refermé. En fait, j’aurais aimé ne pas le finir …

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  4. Bon, ton billet va peut-être me relancer dans cette lecture. J’avoue avoir lu les premières pages (je l’ai acheté il y a quelques semaines) et je n’avais pas accroché du tout. A voir, donc!

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    1. J’ai fait un billet court, si bien que je n’ai pas évoqué le fait que, tout au début du roman, j’ai été décontenancée par l’attitude de l’héroïne, qui se lance dans une espèce de projet un peu insensé, portée par ce qu’on pense être au mieux une grande naïveté, au pire une certaine bêtise. Mais sa démarche est, par la suite, remise en perspective … et on finit par comprendre ce qui se passait alors dans la tête de l’héroïne, sans qu’elle en ait conscience.
      Je crois que j’aurais dû évoquer cet « étonnement » initial, même s’il n’a pas duré car j’ai rapidement avancé dans ma lecture. Ceci dit, pas sûr que le roman te convienne pour autant.

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    2. Comme toi, je me suis demandé pourquoi on m’avait conseillé ce livre-là qui ne correspondait en rien à ce que j’aime en littérature. Tout me semblait cousu de fil blanc. Ça avait plus à voir avec de la chick-lit avec une héroïne décervelée qu’avec Anna Karina.
      J’ai failli jeter l’éponge vers la page 40. Mais j’ai poursuivi un peu « par obligation » envers les deux personnes qui me connaissent bien et qui pourtant me l’avaient conseillé.
      Et, ainsi que le confirme Brize, les situations sont peu à peu remises en perspective et on s’aperçoit finalement que le propos est moins superficiel et bêta qu’il n’y parait (en même temps, ne t’attends pas non plus à lire un roman qui révolutionne l’histoire de la littérature mondiale 😉 )

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