« Trillium », Jeff LEMIRE

trillium3797 – Le virus intelligent de la crépine a traqué et décimé l’humanité dans tout l’univers connu des différents systèmes solaires. Les quatre mille survivants ne peuvent être sauvés que grâce à la trillium, or il se trouve que sur la planète d’Atabithi poussent des fleurs qui en possèdent les propriétés et grâce auxquelles un vaccin pourrait être élaboré. La scientifique Nika dispose de très peu de temps pour convaincre les Atabithiennes de les lui donner. Mais il lui faut pour cela réussir à percer les secrets du langage de cette tribu extraterrestre, dont le village se dissimule derrière de hauts murs couverts d’étranges ornements…
1921 – Dans la jungle amazonienne, le soldat William s’approche des murailles d’un mystérieux temple …

Voilà un album dont la lecture sort de l’ordinaire car sa conception n’a rien de linéaire et sa manipulation en est la conséquence directe : il faut de temps en temps retourner le volume pour lire une partie de l’histoire dans l’autre sens, ou bien suivre celle-ci d’une page à l’autre en ne se préoccupant que de la partie (haute ou basse) concernée. Rien d’insurmontable, même si j’ai cafouillé par moments faute d’indications suffisamment précises. J’ai aussi eu un peu de mal avec la police de caractère utilisée, limite pour moi, il me fallait un éclairage optimal pour compenser (raison pour laquelle je n’ai pas effectué une deuxième lecture, alors que l’œuvre l’aurait mérité).
Il reste que le jeu en vaut la chandelle car l’histoire est intéressante et le récit, parfaitement maîtrisé, fait preuve d’originalité dans sa manière de mêler habilement deux flux narratifs en les croisant puis en les amenant à se rejoindre, construction à laquelle on n’est pas habitué dans la bande dessinée, tout en jouant à se projeter dans le passé ou le futur.

Les personnages sont rapidement esquissés, mais on se préoccupe au moins du sort de l’humanité en général et de celui de Nika en particulier, héroïne attachante dont on ne peut qu’admirer la ténacité et la générosité, alors qu’il lui est si difficile de conserver le moindre repère. Le graphisme rappelle l’aquarelle et il est de qualité, autant que les couleurs utilisées, même si personnellement j’aurais préféré quelque chose de plus défini dans le trait. L’histoire mêle science-fiction et fantastique, la boucle finit par être bouclée d’une manière qu’on jugera satisfaisante ou pas, pour ma part j’ai trouvé l’approche un peu trop transcendantale/métaphysique.
Bilan en demi-teinte, donc, pour une bande dessinée faisant preuve d’une belle inventivité, mais qui n’était pas complètement à mon goût.

J'ai bien aimé !« Trillium », Jeff LEMIREDéfiSFFFGMle
Traduit de l’américain par Benjamin Rivière
Editions Urban Vertigo (216 p)
Paru en octobre 2014

2 commentaires sur “« Trillium », Jeff LEMIRE

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