Sur mes brizées

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« Le Chant du Drille », AYERDHAL

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drilleQuatrième de couverture :
Aujourd’hui l’être humain vit 200 ans, il a depuis longtemps quitté la Terre originelle, essaimé vers des systèmes planétaires lointains, fondé ses colonies et ses lois interstellaires. Aux confins de la fédération Homéocrate, Taheni est une planète vierge et paradisiaque dont l’équilibre écologique est menacé par les installations humaines. Les Drilles, animaux humanoïdes semblables à des lémuriens et doués d’un chant merveilleux, se pressent par milliers aux portes des villes pour s’y laisser mourir. Lodève, inspectrice générale des Colonies, est dépêchée pour décrypter cette énigme et enquêter sur les corruptions et complots de la petite société tahenite, qui mettent en cause l’ensemble du système homéocrate.

Si ma première lecture d’Ayerdhal (auteur d’un abord très sympathique avec qui j’avais eu le plaisir de papoter un peu lors de mes premières Utopiales et qui nous a quittés en octobre, à l’âge de 56 ans) ne m’avait pas convaincue, il en a été autrement avec celle-ci.
« Le Chant du Drille » s’ouvre sur une très belle description d’une aube sur Taheni et, justement, de la montée de ce chant. La suite sera moins poétique, qui nous plonge dans un récit plein de suspense et que je n’ai pas lâché. L’aspect complot et compromissions politiques autour des différentes forces en présence n’est pas, je l’avoue, ce qui m’a le plus accrochée et il n’est pas toujours facile d’appréhender l’ensemble du système homéocrate. Mais j’étais curieuse de savoir de quoi il retournait car, au cœur de tout cet imbroglio, il y a la question drille. Et elle est passionnante, notamment parce qu’elle invite à s’interroger sur la nature de ce que nous qualifions d’intelligence (si les drilles avaient été considérés comme dotés d’intelligence, la planète n’aurait pas pu être colonisée). Les découvrir, ainsi que la surprenante et souvent dangereuse planète Taheni, s’interroger sur la manière dont eux et les humains interagissent (ou pas), autant de points plus qu’intéressants et qui constituent la base du travail de Lodève, un personnage féminin fort et d’une perspicacité hors du commun que j’ai beaucoup apprécié.
Au final, Lodève parviendra à recoller les pièces du puzzle liées aussi à la disparition sur place de son ami écrivain, Vernang Lyphine et les révélations attendues seront plus qu’à la hauteur !

J'ai beaucoup aimé !« Le Chant du Drille », AYERDHAL
Editions Au Diable Vauvert (358 p)
Paru en 2003

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