« Le passage », Justin CRONIN

passage« Avant de devenir la Fille de nulle part – Celle qui vient en marchant, la Première, la Dernière et la Seule, et qui vécut mille ans –, ce n’était qu’une petite fille appelée Amy. Amy Harper Bellafonte, née dans l’Iowa ».

Ainsi débute « Le passage« , premier tome d’une trilogie annoncée que j’avais repéré à sa sortie (nombreux avis élogieux dans la presse et sur les blogs) et que je me promettais de lire un été (eh oui, c’est un pavé !). C’est chose faite et ces plus de mille pages ne m’ont posé aucun problème : même si ça n’a pas été une lecture addictive, elle ne m’a pas lassée, un peu à la manière de certaines séries TV qui ne révolutionnent pas le genre mais se laissent bien regarder car elles sont efficaces.

De quoi ça cause, me direz-vous ?
On commence avec des scientifiques qui ont repéré (dans la jungle, bien sûr) une espèce de virus qui pourrait, en réalité, s’avérer une fontaine de jouvence capable de nous faire vivre éternellement. Les méchants militaires, toujours en quête de l’arme fatale (comprendre le combattant invincible), vont s’en mêler. Et tout va très mal tourner …
Mais avant d’en arriver là, on suit les pas d’un agent du FBI , Wolgast, chargé de convaincre (parce qu’il est très doué, le gars, bourré d’empathie et tout et tout ; bon, je me moque, mais je l’ai bien aimé, ce Wolgast) des prisonniers dans le couloir de la mort d’échapper à la seringue fatale pour un avenir meilleur (de toute façon, il ne peut être que meilleur). Tout se déroule au mieux (si on néglige ce que les prisonniers vont devenir) jusqu’à ce qu’on demande à Wolgast de ramener la petite Amy, six ans, pour qu’elle joue elle aussi dans la catégorie cobaye.
Toute cette première partie (un tiers du roman) m’a beaucoup plu.

Ensuite, rupture dans le récit, qui bascule cent ans plus tard (et là, si vous avez peur d’en apprendre un peu trop, vous pouvez stopper votre lecture ; si vous voulez savoir où vous mettriez les pieds, poursuivez , je ne présente que le cadre), dans un environnement (au moins sur le continent nord-américain, pour le reste on n’en sait rien) post-apocalyptique, où quelques humains survivent péniblement car ils sont la proie des viruls, les créatures (vampiresques) engendrées par les expériences évoquées plus haut et qui ont bouffé de l’humain en veux-tu en voilà. Focus sur une petite colonie de rescapés (et arrivée ultérieure d’Amy, vous vous en seriez douté).
Alors oui, c’est très bien fait, mais j’ai eu l’impression d’une espèce de cocktail de thèmes déjà vus, même s’il y a quelques idées originales et j’ai attendu jusqu’au bout, en vain, le truc particulier qui m’enthousiasmerait (mais si, je suis capable de m’enthousiasmer !). Côté écriture et caractérisation des personnages, je sortais de la lecture de « La fiancée américaine », donc c’était mauvais pour l’auteur, car la barre était placée haut (même si les deux romans n’appartiennent pas au même genre, je compare parce que c’est de la littérature, avant tout). Et puis, pour ne rien vous cacher, les mangeurs de chair humaine (zombies ou ici espèce de vampires), j’ai un peu de mal avec (beurk).

Malgré tout, comme je le disais en préambule, je ne me suis pas désintéressée de l’affaire et ce fut un bon moment de lecture. De là à dire que je poursuivrai avec la lecture du tome 2, « Les Douze » (que j’avais en même temps emprunté à la bibliothèque), il y a un pas que je ne m’apprête pas à franchir (d’autant que le tome 1 a une fin en bonne et due forme, et même si je suis agacée de ne pas avoir la réponse à certaines de mes questions (évidemment on n’allait pas tout nous dévoiler alors qu’il reste deux volumes) ).

J'ai bien aimé !« Le passage« , Justin CRONINpavé 2015-petit Mle 180
Titre original The Passage (2010)
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Dominique Haas (2011)
Editions Pocket (1265 p)

Les avis de : Lune , AcrO , Miss Léo , Nepharutha (qui comme moi a préféré le début) …

13 commentaires sur “« Le passage », Justin CRONIN

Ajouter un commentaire

  1. Oui. Bon. Déjà que ce n’est pas mon genre, alors si tu n’es pas enthousiaste, voilà un pavé qui ne me pèsera pas sur l’estomac 😉

  2. Il a fallu l’aimer pour lire plus de 1200 pages ! Lisant peu de SF je passe mon chemin (et celui des zombies)

    1. Les 400 premières pages m’avaient plu, après, j’étais trop lancée pour arrêter (et, dans ces cas-là, je ne veux pas rater quelque chose en n’allant pas jusqu’au bout, compte tenu des bons échos que j’avais eus). Et puis ce n’était pas un pensum, loin de là, ça se laissait bien lire.

  3. Hou la la, un roman d’anticipation!!!!! heu, non, je crois que je vais éventuellement le laisser pour l’Homme, il aime assez ce genre d’histoire (zombie, non vraiment, je ne peux pas, je suis une chochotte).

    1. T’inquiète, je suis chochotte aussi : là, on les voyait finalement très peu, les créatures affamées (pas des zombies, des espèces de vampires), sinon j’aurais dû lâcher l’affaire !
      Mon prochain pavé devrait te plaire davantage.

  4. Au moins, tu as lu ce pavé durant l’été, et ça, c’est chouette pour son petit cœur de lectrice, non ? 🙂 C’est vrai que j’avais été séduite… et le suis encore plus avec le tome 2 (que j’ai relu six mois après, pour trouver tous les détails qui étaient passés à la trappe). Je pense que le rythme – avec cette phase 100 ans après – dessert trop la lecture : si je n’avais pas été en LC, je n’aurais peut-être pas autant apprécié le livre.

  5. Quelle rupture dans le récit ! L’univers a l’air sacrément barré, même si comme tu le soulignes, certains ingrédients ont un air de déjà-vu 🙂

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