« Le bal des pompiers », Jérôme BELLAY

bal des pompiers1958, à Mourmelon, petit village de Champagne coincé entre un camp d’entraînement militaire et une base militaire américaine.
C’est le grand soir, celui du fameux bal des pompiers, événement annuel auquel l’adjoint au maire, Emile, attache une importance toute particulière, car c’est grâce aux sommes engrangées qu’est assuré le fonctionnement de la brigade de sapeurs. Le voilà donc qui remonte la rue principale pour se rendre vers la salle des fêtes, s’arrêtant pour serrer des mains et inciter tout un chacun à venir participer aux réjouissances …

C’est à partir des rencontres effectuées sur ce trajet que l’auteur brosse le portrait de toute une galerie de personnages habitant le village et, par leur intermédiaire, du village proprement dit. Annoncé comme un « thriller » (cf mention sur la couverture), « Le bal des pompiers » connaîtra effectivement un meurtre, mais celui-ci n’intervient que dans le dernier quart du roman, autant dire qu’il est très rapidement résolu. De toute façon, ce n’est pas là que réside l’intérêt du roman (aucun suspense), mais dans le portrait d’une France pas encore si éloignée que cela de la dernière guerre, avec son lot de rancœurs enfouies et ses phénomènes de société du moment, comme les zazous auquel il est fait allusion, ou Brigitte Bardot, dont le film « Et Dieu créa la femme » fait scandale.
Une chronique de mœurs alerte et bien vue, dont j’ai apprécié la lecture et la teneur sociologique et historique.

J'ai bien aimé !« Le bal des pompiers », Jérôme BELLAY
Editions du Cherche Midi (239 p)Jury du Prix du Roman Confidentielles 2014
Paru en janvier 2014

L’avis de Cathulu

Prix du roman Confidentielles : 9ème lu / 13 à lire

6 commentaires sur “« Le bal des pompiers », Jérôme BELLAY

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  1. Mourmelon n’est pas choisi par hasard, ce n’est pas le lieu d’una ffaire non résolue (peut-être l’a-t-elle été finalement, je ne sais plus) qu’on appelait « Les disparus de Mourmelon » des jeunes militaires disparus, non ?

    1. L’affaire des disparus de Mourmelon n’a rien à voir avec ce roman, Anne, donc pour moi n’a pas du tout joué dans le choix que l’auteur a fait du lieu : c’est la taille réduite et la situation particulière de Mourmelon (que j’évoque dans le premier alinéa) qui l’intéressaient, je pense.

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