« Un bébé d’or pur », Margaret DRABBLE

bébé d'or purJessica Speight, jeune anthropologue, effectuera un voyage marquant en Afrique, avant d’être astreinte à ne plus quitter Londres pour y élever seule son bébé d’or pur, Anna, dont les déficiences mentales n’altèreront jamais la douce humeur.
C’est une de ses amies, maintenant âgée, qui raconte la vie que Jess a menée, des années 60 à nos jours, veillant à concilier au mieux l’amour et l’attention constante qu’elle portait à Anna, son travail et ses propres relations, masculines en particulier. Son récit est émaillé de considérations diverses sur la psychiatrie ou les arts, car toutes ces jeunes femmes appartenaient à un milieu intellectuel, plus ou moins fortuné (plutôt moins en ce qui concerne Jess).
La narratrice porte sur ce duo mère-fille un regard tendre, empathique mais aussi nostalgique : à travers leur histoire, ce sont les décennies écoulées qu’elle évoque et tous les changements de société que le passage du temps a produits.

« Un bébé d’or pur » est un roman intelligent, sensible et attachant. La trame du récit, ses fréquents allers et retours du présent au passé, reflètent de belle manière les mouvements que font les vagues de souvenirs dans la mémoire de la narratrice.
J’ai cependant nourri à l’encontre de ce livre des attentes qui ne lui correspondaient pas : en gros, je me figurais qu’il y aurait une histoire en bonne et due forme, avec son lot de tournants imprévus, bref qu’il se passerait quelque chose, une fois le cadre et les personnages posés. Il m’a fallu parvenir à plus de la moitié pour comprendre que, non, rien d’extraordinaire n’allait arriver, la vie de Jess et d’Anna continuerait à s’écouler tranquillement, avec ses incidents ou petits événements quotidiens, pas de péripéties à la John Irving (l’inverse s’était produit lorsque je lisais « Petites scènes capitales » de Sylvie Germain : le récit dont je n’attendais nulle surprise m’en a réservé quelques- unes). Ceci constaté et après avoir accusé un petit coup de mou, j’ai poursuivi ma lecture mais mon intérêt n’a pas été constant.

Un roman dont j’ai apprécié le ton et le fond mais dont le rythme était, sur la durée, trop paisible pour moi, si bien que je m’y suis par moments ennuyée.

J'ai bien aimé !« Un bébé d’or pur », Margaret DRABBLEDialogues Croisés
Titre original The Pure Gold Baby (2013)
Traduit de l’anglais par Christine Laferrière
Editions Christian Bourgois (399 p)
Paru en février 2014

Repéré chez Clara et dans Télérama.

11 commentaires sur “« Un bébé d’or pur », Margaret DRABBLE

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  1. J’ai plutot tendance à adorer les péripéties à la John Irving, et je n’aime pas m’ennuyer dans un livre, mais ce que tu en dis au début me touche tout de même… Du coup je ne sais pas, ce sera un livre laissé au harsard des trouvailles en bibli !

    1. Une bibliothécaire qui me connaissait bien, il y a quelques années, n’hésitait pas à me dire : « Non, celui-là ne vous plaira pas : il n’y a pas d’histoire ! » . Mais cela n’ôte rien à la qualité de ce livre, où il y a malgré tout une histoire, celle d’une mère et de sa fille, une belle histoire de vie, tout simplement.

  2. J’ai un livre de Margaret Drabble dans ma PAL, un « classique » dixit les critiques mais j’ai toujours peur de m’y plonger et de le trouver ennuyeux justement !

  3. Ce que tu dis me rappelle le seul roman que j’ai lu de l’auteur « la voie radieuse ». Je le note, mais je n’en ferai pas une priorité.

  4. Je garde un mauvais souvenir de « La sorcière d’Exmoor » de cette auteure et vu ce que tu dis de ce livre, je préfère passer.

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