G 229, Jean-Philippe BLONDEL

G229, c’est le nom de la salle dans laquelle Jean-Philippe Blondel exerce, depuis maintenant vingt-cinq ans, son métier de professeur d’anglais au sein de la petite ville de province où il a lui-même vécu étant jeune.
Chronique rétrospective, G 229 revient sur ces années écoulées en égrenant les images et les moments. Un texte où l’auteur se livre, comme prof mais aussi comme homme.

Il faut croire que Jean-Philippe Blondel ne parvient à me toucher que lorsqu’il est lui-même, tout simplement (et cela n’est guère étonnant car j’ai pu constater récemment à quel point l’individu est sympathique et proche de ceux qui l’écoutent) : après deux tentatives peu convaincantes auprès de ses romans (Le baby-sitter et Blog), le courant était en effet passé avec Et rester vivant, autobiographique. A son tour, G229 a été reçu cinq sur cinq (alors que j’avais zappé les billets qui avaient fleuri sur les blogs lors de sa parution).
Mais sans doute est-ce parce que, dans ces deux livres, Blondel parle de lui, bien sûr, mais aussi de nous. De lui, dans le cas présent, en nous donnant à voir son quotidien professionnel, au gré de rubriques qui conjuguent le général (comme en témoignent leurs intitulés en « on… » ou en « ils… » : On parle. On fait vivre la langue ; On écrit, aussi ; On suit les consignes ; On lit ; Ils chantent ; Ils s’aiment) du vécu des professeurs et le particulier de son expérience personnelle. Et de nous, ici de nos désirs et de nos renoncements, de notre jeunesse et du passage à l’âge adulte, toutes choses que son métier de prof ne lui fait jamais perdre de vue alors que nous les occultons plus ou moins volontairement, toutes choses qui colorent ses mots en doux-amer, car le temps nous échappe et nos vies filent.

Un texte foncièrement sincère, reflet de la sensibilité de l’auteur, parfois émouvant et qui vise toujours juste, en même temps qu’il rappelle ce que peut être le bonheur d’enseigner.

« G 229 », Jean-Philippe BLONDEL
Editions Buchet Chastel (240 p)
Paru en janvier 2011
Disponible en poche chez Pocket depuis le 5 janvier 2012

28 commentaires sur “G 229, Jean-Philippe BLONDEL

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  1. J’ai aussi beaucoup aimé ce livre, il sait toucher par son écriture et ce livre m’a rappelé bien des souvenirs autant au niveau de l’école, que des chansons etc…

  2. Je suis passée totalement à côté de ce livre alors que j’ai aimé tous les autres romans de Jean-Philippe Blondel. Je le relirai peut être un jour car je l’ai lu à un moment où j’étais très découragée au niveau professionnel et je me dit que c’est peut être une explication à cette déception.

    1. Oui, c’est une explication possible, ton découragement a dû te donner l’impression que le vécu de Blondel ne correspondait pas du tout à ce que tu pouvais expérimenter dans une salle de classe…

    1. Je comprends, j’ai longtemps fait partie des hésitantes… et je continue à l’être pour les romans, après ma déconvenue avec « Le baby-sitter » (mais il faudra que j’en aie le coeur net en faisant une autre tentative).

  3. Je me souviens avoir bien aimé également ma lecture de G229. En tant qu’ancienne élève, en tant qu’ancienne instit aussi. Malheureusement, ces constructions narratives par flash backs et petits bouts décousus me laissent rarement un souvenir sur les moyen et long termes. Il me reste néanmoins une ambiance agréable.

  4. Un écrivain qui ne me touche pas. Je n’aime pas les romans bourrés d’introspection. Et donc, a-priori, ceux où il parle de sa propre expérience ont peu de chance de me séduire plus.

    1. ça ne donne pas cette impression de « bourré d’introspection », c’est plus subtil que cela, mais je peux comprendre ta réticence (j’ai la même pour l’autofiction).

  5. J’avais aimé parce que, justement, il peut toucher beaucoup de lecteurs et lectrices. Les sentiments qu’il décrit sur le temps qui passe, c’est valable pour tous. Par contre, je me demande si j’aurais autant apprécié si j’avais été prof … peut-être que cela m’aurait trop rappelé le travail 😉

    1. Oui, et peut-être aussi que ton expérience (de prof) aurait été très différente de la sienne, auquel cas le processus d’identification (que tu évoques) risquait de ne pas fonctionner.

    1. Fichue PAL ! Et le coup du broché qui sort en poche, il y a pas mal de blogueuses qui connaissent (pas moi, nananère, parce que vous m’avez tellement alertée à ce sujet que j’ai fait mienne la devise : « broché acheté, broché lu (= dans-la-foulée) » ; pour les poches, en revanche, aucune contrainte… ils peuvent traîner 😉 !).

  6. Je n’ai encore rien de lu de Jean-Philippe Blondel, mais j’avais déjà repéré plusieurs titres pour de futures lectures. Je crois bien que je n’avais pas encore croisé celui-ci, mais je pense qu’il pourrat vrament me plaire. Je prends bonne note.

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